(suite IV) À côté du nom de Provancher, se place celui d'un
contemporain, l'abbé Ovide Brunet, né à Québec en 1826, et qui fut
titulaire de la chaire de botanique à l'Université Laval, de 1858 jusqu'à
sa mort, survenue en 1876. Bien qu'il n'ait laissé aucun ouvrage important, Brunet
possédait une bonne culture botanique, et il a publié un certain nombre
d'opuscules. Son herbier est également à l'Université Laval. Malgré le peu
de cordialité des relations de Provancher et de Brunet, circonstance
regrettable qui les empêcha de collaborer, il y avait donc au milieu du XIXe
siècle, chez les Canadiens français, une certaine atmosphère botanique. Ce
n'était là d'ailleurs que l'une des manifestations d'un mouvement
scientifique intéressant qui s'éteignit par la suite. Après Provancher et
Brunet,
la botanique laurentienne subit encore une longue éclipse, et durant plus
d'un demi-siècle encore, nous vivrons sur ce très modeste capital.
Note :Crataegus brunetianaSargent. — Aubépine de Brunet. — (Brunet's hawthorn), espèce, dédiée à l'abbé Ovide BRUNET, professeur à l'Université Laval.
À Portneuf, Léon Provancher règle la dette paroissiale, il introduit l'harmonium à l'église,
il établit le système administratif des marguilliers.
En 1866, il fonde la première fraternité canadienne du tiers-ordre franciscain,
fait des démarches pour obtenir le retour au Canada des fils de saint François.
Les documents publics (1886-1890) contiennent des rapports de D.-N. Saint-Cyr,
conservateur du Musée de l'instruction publique, à Québec. Saint-Cyr,
(1826-1899) fit des explorations botaniques dans la région montréalaise,
dans la région québécoise, sur la
Côte-Nord et à Anticosti. Les rapports
de la Commission de géologie du Canada contiennent aussi, de temps en temps,
des listes de plantes récoltées au cours d'explorations géologiques par J.
Richardson (1857), W. S. M. D'Urban (1860), B. Billings (1861), R. Bell
(18~7-58, 1861 et 1879- 80), A. P. Low (1896). Il faut ajouter ici
d'importants articles de George Lawson et de A. T. Drummond publiés vers la
même époque dans divers périodiques de ce pays et de l'étranger.
Photo : Audet, Louis-Philippe, Le Frère Marie-Victorin,
ses idées pédagogiques, Les Éditions de l'érable, Québec, 1942, figure 8.
Le Victoria, à bord duquel le frère Marie-Victorin fit cinq campagnes d'exploration
sur la Côte-Nord du golfe Saint-Laurent, en Minganie et autour de l'île Anticosti, de
1924 à 1928.
Le lundi 22 juillet 1996. Photo 960718/13.
Le navire « cargo-passagers » N.M. Nordik Express au quai de Sept-Îles.
Lever du jour sur la
Côte-Nord, « la mer » le
fleuve Saint-Laurent.
En 1871, M. J. Moyen, sulpicien français, publie son Cours élémentaire
de botanique et flore du Canada, réédité en 1885, et qui a été jusqu'à
ce jour, c'est-à-dire durant plus d'un demi-siècle, en usage dans les maisons
d'enseignement secondaire et supérieur du Québec.
Un autre sulpicien, M. H. Dupret (1853-1932), a été notre principal
bryologue. Il a laissé une liste fortement annotée des mousses de la région
montréalaise, liste qui dénote une grande maîtrise du sujet, et qui fait
regretter qu'il n'ait pas écrit davantage.
Auberge Vieux Menier, Port Menier, L'île d'Anticosti, le jeudi 13
juillet 1995. Photo 950710/18,
480 x 640 pixels.
Anticosti.
Cerf de Virginie surnommé Bucki
et une de ses femelles. Les bêtes sortent du couvert arbustif à l'appel d'un
seau d'avoine secoué vigoureusement.
En 1904, Joseph Schmitt publie une thèse sur l'histoire naturelle d'Anticosti, où il donne une liste annotée de la flore
phanérogamique et
cryptogamique de la grande île du golfe.