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Nichole Ouellette
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Flore laurentienne

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Flore laurentienne
Frère Marie-Victorin (1885-1944)

Abrégé historique et bibliographique de la botanique laurentienne :
Index ] Histoire ] [ Période prélinnéenne ] Période prélinéenne ] Post-linnéenne ] Post-linnéenne ] Post-linnéenne ] Post-linnéenne ] Post-linnéenne ] Bibliographie ]

Sur cette page :
Période pré linnéenne ] [ Récits de voyage ] [ Travaux botaniques ] [ Aventure coloniale ] [ Littérature botanique ] [ Documents scientifiques ]

1. Période prélinnéenne.

On peut dire, sans trop solliciter les faits, que la botanique américaine est née chez les Canadiens français, et que le premier botaniste de l'Amérique fut Louis Hébert, l'apothicaire-herboriste de Paris, devenu le premier colon de Stadaconé.

Récits de voyage

Les récits de voyage de Jacques Cartier, de Champlain, de Lescarbots, du frère Sagard et de plusieurs autres, les lettres de missionnaires connues sous le nom de Relations des Jésuites, et quelques autres documents encore, intéressent l'histoire de la botanique.

Jacques Cartier

Champlain

Une étude d'ensemble de ces sources s'impose, et donnera certainement des résultats de grande importance. Peut-être faut-il joindre aux écrits parascientifiques que nous venons de citer, l'Histoire véritable et naturelle de la Nouvelle-France (1664), où la plume naïve de Pierre Boucher détaille, pour le bénéfice des cousins restés en France, les particularités frappantes de la faune et de la flore du pays.

Travaux botaniques

Dans le domaine des travaux botaniques proprement dits, nous trouvons que, dès 1635, Jacques Cornut, de Paris, publiait son Canadensium Plantarum Historia, dont la majeure partie traitait de plantes canadiennes au moyen de textes descriptifs, et de gravures excellentes pour le temps. Dans cet ouvrage sont décrites et figurées pour la première fois certaines de nos espèces les plus remarquables : Actaea alba, Actaea rubra, Apios americana, Rhus radicans, Aquilegia canadensis, Asarum canadense, etc. Le livre de Cornut est le premier ouvrage imprimé sur la flore de l'Amérique extra-tropicale.

Aventure coloniale

Le dernier quart du XVIIe siècle semble avoir été une période de grande activité botanique en Nouvelle-France. C'est le moment épique de la grande aventure coloniale de la France. Missionnaires, traiteurs et soldats poussent les canots d'écorce jusqu'au cœur du continent, ouvrent les routes, jalonnent l'immense empire. Partout, depuis la baie d'Hudson jusqu'au golfe du Mexique, des hommes instruits interrogent l'inconnu et sont jetés dans l'étonnement par la révélation d'une nature opulente et nouvelle. Là-bas, en France, dans la tranquillité du Jardin du Roi, Tournefort règne sur la botanique. Il a des correspondants au Canada, et tous les navires lui apportent des matériaux nouveaux. Michel Sarrazin (1659-1734), médecin du roi à Québec, le plus connu de ces correspondants, est en rapport constant avec Tournefort et lui envoie les plantes les plus remarquables du pays, dont la plus célèbre, la sarracénie, a immortalisé son nom. Un autre de ces correspondants, le sieur de Dièreville, visite la côte de l'Amérique en 1706 ; Tournefort lègue son nom à la postérité en lui dédiant le genre Diervilla.

Littérature botanique

C'est d'ailleurs à ce moment (1700) que l'illustre botaniste français publie ses Institutiones Rei Herbariae où la notion du genre est définitivement établie. Cet ouvrage est intimement associé à l'histoire de la botanique laurentienne, car il porte de nombreuses traces des travaux botaniques qui se poursuivaient alors en Nouvelle-France. C'est au moyen de ce grand ouvrage, l'un des chefs-d'œuvre de la littérature botanique, que nous saisissons les processus gradués par quoi se sont élaborées nos connaissances sur la flore laurentienne.

Documents scientifiques

De cette même période, nous avons encore un très important manuscrit (circa 1708) resté inédit : Histoire des plantes de Canada. C'est l'œuvre anonyme d'un correspondant de Tournefort, œuvre de botaniste professionnel, et qui témoigne à la fois d'une vaste science et d'une grande finesse d'observation. Ce document, propriété du séminaire de Saint-Hyacinthe, n'est probablement pas un original, mais bien plutôt une copie exécutée par un calligraphe professionnel de l'époque. L'Histoire des plantes de Canada est le plus précieux document scientifique que tous ayons de la période prélinnéenne. Des portions considérables de ce manuscrit se retrouvent intégralement dans Charlevoix : Description des Plantes principales de l'Amérique septentrionale, supplément au tome 4 de l'Histoire et description générale de la Nouvelle-France.

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Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne 1935, p. 12, 13.


le dimanche 17 mars 2002
constante mouvance de mes paysages intérieurs


Asarum canadense Linné. — Asaret du Canada. — Gingembre sauvage. — (Wild ginger). 46° 38' 15,5" N - 072° 06' 14,2" O, Capitale-Nationale, MRC Portneuf, Deschambault-Grondines, Grondines-Station. Le mercredi 18 mai 1994, photo Asarum_canadense_940508_25. (Asarum canadense)

 


Sarracenia purpurea Linné. — Sarracénie pourpre. — Petits cochons, Herbe-crapaud. — (Pitcher-plant). 47° 37' 19" N - 061° 25' 24" O, Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine, Les Îles-de-la-Madeleine, Grosse-Île, Pointe-de-l'Est, Refuge faunique de la Pointe-de-l'Est, sentier de la Grande Échouerie. Le dimanche 30 juin 1996. Photo Sarracenia_purpurea_930630_08a. (sarracénie)

 


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Flore laurentienne : textes et illustrations :
© Les
Frères des Écoles Chrétiennes, 1935     © Les presses de l'Université de Montréal, 1964, 1995
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