Recensement des richesses végétales vasculaires naturelles de la vallée du fleuve Saint-Laurent  

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Flore laurentienne
Frère Marie-Victorin (1885-1944)

Dynamisme de la flore laurentienne :
Index ] Point de vue dynamique ] [ Point de vue dynamique ] Facteurs d'évolution ] Termes discontinus ] Termes discontinus ] Termes continus ] Termes continus ] Termes continus ] Termes continus ] Termes continus ] Termes continus ] Facteurs d'élimination ] Facteurs extrinsèques ] Facteurs extrinsèques ] Conclusion ]

ESQUISSE GÉNÉRALE DE LA FLORE LAURENTIENNE.

II. - DYNAMISME DE LA FLORE LAURENTIENNE.

A. - LE POINT DE VUE DYNAMIQUE.
Deuxième de 2 pages : page 1

Une question cruciale se pose d’abord : la flore du Québec, telle que nous l’avons sous les yeux, est-elle ou non en voie de transformation ou d’évolution ? Représente-t-elle un équilibre stable remontant à l’origine des choses ? Ou bien pouvons-nous la considérer comme un moment dans un phénomène de mouvement, comme un point d’une trajectoire ? Ou bien encore, la vie végétale, après une longue marche en avant, a-t-elle cessé d’évoluer, a-t-elle atteint une phase d’inertie ?

L’hypothèse d’un équilibre stable remontant à l’origine des choses est une absurdité géologique et biologique, surtout dans cette région du Bouclier précambrien tant de fois quittée et reconquise par la mer, socle recristallisé d’une chaîne de montagnes usée et érodée jusqu’à la base, pays, enfin, raboté et abrasé par les glaciers pléistocènes.


46° 35' 06.4" N - 072° 02' 53.8" O, Capitale Nationale, MRC Portneuf, Deschambault-Grondines, section estuarienne du fleuve Saint-Laurent, battures à marée descendante, 07:42 le jeudi 3 août 2006, photo Deschambault_Grondines_008_800.

La conception d’une vie végétale qui, après avoir été le siège d’un dynamisme quelconque au cours des âges géologiques, aurait atteint dans le monde actuel une stabilité et un équilibre définitifs, peut séduire à première vue. On pourrait apporter des faits curieux, propres à laisser croire que les habitats naturels, avec les associations d’espèces qui les caractérisent, se conservent longtemps, des siècles certainement, sans modifications sensibles.


Jacques Cartier  (1491-1557), carte postale, Éditeur J.-P. Garneau, Québec.
Ainsi Jacques CARTIER, abordant la dune de Brion, la perle des îles de la Madeleine, nous fait une description remarquablement vivante du milieu végétal qui l’environne ; cette description pourrait avoir été écrite aujourd’hui.

André MICHAUX (île André-Michaux), dans son Journal de Voyage en Amérique, signale, en 1792, comme l’une des plantes les plus remarquables de Laprairie, le Justicia americana, type acanthacé égaré dans notre flore septentrionale. Or, encore aujourd’hui, les eaux de l'archipel d’Hochelaga restent, dans le Québec, la station principale d’une plante qui a toutes les chances de migration. James MACOUN (île Macoun) a raconté avoir retrouvé après un siècle, dans la région du lac Mistassini, la station classique du Primula mistassinica de MICHAUX. On pourrait multiplier les faits et les témoignages de cette nature, les trier sur le volet, et édifier une thèse sur la stabilité des populations végétales. Mais il convient, pour donner à ces faits leur vraie valeur, de remarquer qu’ils n’expriment qu’une fixité relative. L’équilibre qui nous frappe par son apparente stabilité n’est que l’équilibre de l’ensemble, et non l’équilibre des parties ; il n’est qu’une résultante, un produit qui reste sensiblement le même, mais dont les facteurs sont soumis à de perpétuels changements d’ordre et de valeur.


46º 35' 52,6" N - 72º 15' 38,8" O, Mauricie, MRC Les Chenaux, Saint-Prosper (Municipalité de paroisse), 1er rang Saint-Édouard, réfection de la route et travaux d'aqueduc, 15:19 le jeudi 21 octobre 2010, photo Aqueduc_032_800.

Les forces qui ont pour effet de modifier graduellement, et de changer la figure de notre flore, appartiennent à deux catégories. Les premières, intrinsèques, tiennent aux possibilités inhérentes à l’être vivant, et plus particulièrement au végétal. Ce sont, d’une part, des forces constructives, forces de développement ou d’évolution, et d’autre part, des forces négatives, destructives, forces de régression et d’élimination. Les secondes, purement extrinsèques, ne sont que la manifestation énergétique de changements dans les facteurs écologiques, changements qui peuvent être d’ailleurs qualitatifs ou quantitatifs. Ces changements peuvent être ramenés aux migrations, et aux effets directs de l’intervention de l’homme.

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Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne, p. 61, 62.


le mardi 1er avril 2003 - le mardi 28 février 2012
constante mouvance de mes paysages intérieurs


Baie-James (Municipalité), 110 miles à 3000 pieds d'altitude, entre le 50° 25' 09.5" N - 073° 52' 21.4" O et le 51° 55' 10" N - 074° 05' 18" O, soit entre Mistissini (Village cri) et l'île Le Veneur, dans le cours moyen de la rivière Eastmain. Lac Mistassini, archipel Kasapominskat, île André-Michaux, 10:23 le vendredi 22 juillet 2005, photo Lac_Mistassini_039_800.


Détail d'une carte de la Sûreté du Québec : Baie-James, lac Mistassini, îles Montpetit, Mintunikus Misaupinanuch, Manitoumouc, André-Michaux, Marie-Victorin, Dablon, Macoun. En retrait des îles Manitounouc et Marie-Victorin, l'île André-Michaux ne dépasse guère 4 km de longueur.


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- Dernière mise à jour 2017-12-01

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