Recensement des richesses végétales vasculaires naturelles de la vallée du fleuve Saint-Laurent  

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Flore laurentienne
Frère Marie-Victorin (1885-1944)

Dynamisme de la flore laurentienne :
Index ] Point de vue dynamique ] Point de vue dynamique ] Facteurs d'évolution ] Termes discontinus ] Termes discontinus ] Termes continus ] Termes continus ] Termes continus ] [ Termes continus ] Termes continus ] Termes continus ] Facteurs d'élimination ] Facteurs extrinsèques ] Facteurs extrinsèques ] Conclusion ]

ESQUISSE GÉNÉRALE DE LA FLORE LAURENTIENNE.

II. - DYNAMISME DE LA FLORE LAURENTIENNE.

B.  FACTEURS DYNAMIQUES INTRINSÈQUES.

1. FACTEURS D'ÉVOLUTION PROGRESSIVE.

(b) Évolution à termes continus. (Quatrième de six pages ; page 5.

Nous savons quelque chose de la flore de cette dernière période interglaciaire par des restes fossiles trouvés près de la baie James, sur la rivière Moose, et près de Toronto, à. Scarboro Bluffs et dans la vallée de la rivière Don. Les dépôts interglaciaires de Scarboro Bluffs ont livré quarante-deux espèces, indiquant un climat correspondant à celui qui règne aujourd’hui en Pennsylvanie. Quelques-unes de ces espèces vivent encore aujourd’hui, mais plus au sud ; d’autres, comme l’Acer torontoniense et l’Acer pleistocenicum sont maintenant éteintes. Il est possible que l’Acer pleistocenicum soit identique à l’érable dit de Norvège (Acer platanoides), que l’on plante dans nos villes et nos parcs, et qui était peut-être un arbre commun dans la vallée du Saint-Laurent durant la dernière période interglaciaire.

Les dépôts de Toronto nous renseignent donc un peu sur les éléments de la flore interglaciaire. Mais nous en savons beaucoup plus par des documents d’un autre ordre, ― fossiles vivants, pourrait-on dire, ― par la flore reliquale qui a persisté jusqu’à ce jour autour du golfe Saint-Laurent ; pour nous raconter l’histoire mystérieuse de ce lointain passé.

Carte Q. ― Les nunataks du Canada oriental. Les parties en noir solide indiquent les régions qui sont considérées comme ayant échappé à la glaciation Wisconsin.

Nous venons de voir que l’offensive glaciaire finale fut assez bénigne, et que certains points du Canada oriental ne furent pas touchés. Ces points, ces nunataks, coupaient les champs de glace ou s’élevaient, comme des îles de rochers et de verdure, au-dessus de la grande étendue blanche, durant cette étrange période. Ces îles, perdues au milieu du plus complet des déserts, n’étaient pourtant pas dépourvues de vie ; elles hébergeaient une flore restreinte et une faune encore plus pauvre, reliques, l’une et l’autre, sauvées de la flore et de la faune tertiaires, et qui furent dès lors forcées de s’adapter à des conditions extraordinairement violentes. Ce qu’il importe de remarquer tout d’abord comme découlant de très nombreux faits, c’est que ce processus d’élimination des formes plus faibles et insuffisamment plastiques, permettant l’expansion, durant les âges glaciaires, des formes plus malléables et plus progressives, semble avoir été l’une des causes principales de l’apparition de nouvelles espèces, et avoir joué le rôle d’accélérateur des courants d’évolution.

En traçant, dans la première partie de cette esquisse, le schéma général de la végétation du Québec, nous avons caractérisé, par leurs endémique et leurs reliques, les districts floristiques qui renferment des nunataks. Il n’y pas lieu d’y revenir ici, sauf d’une manière très générale, pour rappeler que ces nunataks ont conservé durant le Wisconsin, et même depuis, une partie de la végétation qui les recouvrait durant la dernière période interglaciaire. Cette végétation semble avoir ou des affinités très grandes avec la flore cordillérienne actuelle, et, à un moindre degré, avec la flore de l’Europe subarctique. Il y a des indications très nettes que cette flore interglaciaire était relativement uniforme depuis les montagnes Rocheuses jusqu’à l’Atlantique. À cause de l’immobilisation de la vapeur d’eau dans la glace wisconsine, les régions épargnées, et les régions en bordure du front glaciaire, étaient vraisemblablement des étendues sèches et steppiques. Nous pouvons nous faire une idée de ces conditions par l’apparence actuelle de certaines parties de la Minganie. De telles conditions, nous le répétons, éliminent certaines espèces, ouvrent la voie à d’autres, et déclenchent des puissances d’adaptation et de transformation.

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Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne, p. 71, 72, 73.


le mardi 8 avril 2003 - le mercredi 21 mars 2012
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