— Rhizome creux, peu profondément enfoui ; tiges (long. 30-150 cm ; diamètre en
herbier 3. 5-7.5 mm) raides, droites, à parois très minces, nues ou ramifiées
en verticilles réguliers, fructifiant abondamment ; cavité centrale très grande,
environ 4/5 du diamètre total ; cavités valléculaires nulles ; gaines vertes à
dents noires, fortement appliquées. Fossés, mares, rivages. Fructification
estivale. Général dans son habitat et très commun. (Synonyme : E. limosumLinné).
Equisetum fluviatile, section des
cavités centrales, costales et valléculaires, espèce à tige isomorphe.
Espèce toujours facile à distinguer par la très grande cavité centrale qui
laisse les parois minces comme du papier et sans cavités valléculaires. Elle est
écologiquement très remarquable : les rhizomes s'étendent tellement qu'un seul
suffit pour constituer une formation pure dans une mare ou sur un rivage. En eau
peu profonde et lorsque la boue est relativement ferme, elle développe des
verticilles de rameaux ; en eau profonde et lorsque la boue est plus fluide, elle
est nue. Sur les rivages du Saint-Laurent, où l'eau baisse progressivement du
printemps à l'automne, on peut observer toutes les formes possibles, à côté des
variations parallèles de l'E. litorale qui l'accompagne souvent.
— Les plantes à tiges nues appartiennent au f. Linnaeanum (Doell) Broun.