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Famille 44. — DROSERACEAE [ DROSÉRACÉES ].
1. DROSERA Linné. — ROSSOLIS. Plantes de tourbières. Feuilles en touffes basilaires. Fleurs en grappe au bout d'une hampe. Tube calicinal court, libre de l'ovaire, 4-8-partit. Pétales généralement 5. Étamines 5. Styles 2-5. Capsule généralement stipitée dans le calice. Environ 100 espèces, abondantes surtout en Australie. — Outre les espèces décrites, on pourra encore trouver à Anticosti le D. linearis Goldie (limbe 10-15 fois aussi long que large), relique préglaciaire. — Les Drosera sont les mieux connues des plantes carnivores. Les pseudo-poils, qui sont en réalité des lobes filiformes vascularisés, sont terminés par une glande sécrétant une sorte de pepsine capable de digérer la viande. Les feuilles sont imprégnées d'un pigment rouge, de formule C11H805, dont la présence semble corrélative au carnivorisme. Si un insecte se pose sur la feuille, il est englué par les gouttes de liquide visqueux qui entourent les glandes et qui brillent au soleil (d'où le nom de « Rossolis ») ; puis les « tentacules » s'infléchissent vers le centre de la feuille, qui se recourbe elle-même pour renfermer la proie. Celle-ci digérée, les tentacules infléchis se redressent et après quelque temps sont prêts à agir de nouveau. Il semble que chaque tentacule soit capable de réagir environ trois fois. Ces phénomènes, qui sont essentiellement les mêmes pour toutes nos espèces, ont été l'objet de nombreuses études. — Le nom générique signifie : rosée ; allusion aux sécrétions des poils glanduleux.
Frère Marie-Victorin
(1885-1944) ![]() ![]() le dimanche 22 janvier 2006 constante mouvance de mes paysages intérieurs
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