florelaurentienne.com : en cours d'édition : Famille 50. ― ROSACEAE ROSACÉES ] ROSA Linné. – ROSIER. – Rosa rugosa Thunberg.    — Outil de recherches : >>>

Nichole Ouellette
présente

Composées

Introduction
Clef sous-familles
Clef liguliflores
Clef tubuliflores
C. tubuliflores A
C. tubuliflores  B
01 Lapsana
02 Cichorium
03 Leontodon
04 Tragopogon
05 Taraxacum
06 Prenantes
07 Lactuca
08 Sonchus
09 Hieracium
10 Iva
11 Ambrosia
12 Xanthium
13 Bidens
14 Arctium
15 Centaurea
16 Tanacetum
17 Artemisia
18 Antennaria
19 Anaphalis
20 Gnaphalium
21 Petasites
22 Erechtites
23 Senecio
24 Silybum
25 Cirsium
26 Eupatorium
27 Galinsoga
28 Heliopsis
29 Helenium
30 Helianthus
31 Madia
32 Chrysanthemum
33 Matricaria
34 Achillea
35 Anthemis
36 Rudbeckia
37 Tussilago
38 Arnica
39 Inula
40 Solidago
41 Erigeron
42 Aster

Papier peint

Taraxacum officinale

Navigation

Accueil
Historique
Auteurs, éditeurs
Contenu
Plantes comestibles
Plantes introduites
Plantes médicinales
Plantes rares
Faire un don

Édition interactive

Flore laurentienne
Frère Marie-Victorin (1885-1944)

Taraxacum :
Index ] Clef des espèces ] ceratophorum ] laevigatum ] [ officinale ]

Famille 103. ― COMPOSÉES

5. TARAXACUM Zinn. ― PISSENLIT.

3. Taraxacum officinale Weber. ― Pissenlit officinal. ― (Dandelion).

 Plante (longueur 5-50 cm) à racine charnue ; scapes nombreux ; capitules (longueur 20-25 mm) ; involucre à bractées nombreuses, non appendiculées, gris verdâtre, les extérieures réfléchies ; achaines olivâtres, tubercules seulement au-dessus du milieu. Floraison printanière. Naturalisé de l'Eurasie dans les lieux habités du monde entier. Rare ou manquant dans certains districts autour du golfe Saint-Laurent, où les espèces indigènes sont plus fréquentes.

Taraxacum officinale, plante entière florifère et fructifère, (e) achaine, (f) achaine aigretté.

Flore laurentienne, figure 194, dessin frère Alexandre.

Cette espèce ubiquiste et dédaignée a néanmoins un cycle vital d'un extrême intérêt et bien digne d'attirer l'attention de l'observateur. Les feuilles commencent leur développement sous terre, percent le sol, verdissent et s'étalent en rosettes. C'est de l'aisselle de ces feuilles que sortent successivement des hampes verticales allongées et creuses, portant chacune un seul capitule. Tous les matins, vers cinq heures, si le ciel est découvert, l'involucre s'ouvre et laisse épanouir une couronne de fleurs ligulées; tous les soirs, il se ferme de bonne heure pour s'ouvrir encore, et ainsi de suite, tant que la sérénité du ciel le permet, et tant qu'il reste des fleurs ligulées à épanouir. Comme ces fleurs sont très nombreuses, il est rare que l'involucre attende le développement des dernières qui sont au centre, et qui d'ailleurs sont presque toujours stériles ; il se ferme peu à peu, serrant ces fleurs stériles, les forçant à se détacher et à sortir en une masse qui est ainsi chassée par le développement des aigrettes.


Bordure de route de gravier, Saint-Prosper-de-Champlain, (Québec) Canada, juin 1992. Photo 7209/4a.
Taraxacum officinale

La maturité arrive de très bonne heure, et alors les bractées se rabattent sur les pédoncules, le réceptacle se renverse, et l'on voit apparaître me boule d'achaines aigrettes qui seront bientôt dispersés aux quatre vents. Les phénomènes qui se passent dans le capitule sont accompagnés de mouvements périodiques et concomitants de la hampe. Après l'anthèse, celle-ci m effet se couche sur le sol, relève un peu son capitule ; pendant ce temps, une autre hampe s'est dressée verticalement pour une nouvelle anthèse, après quoi elle se couchera à son tour, et ainsi de suite. Chacune de ces hampes se relève pour étaler sa boule d'aigrettes. Ce double mouvement, pendant lequel la hampe accomplit deux fois le trajet dont les positions extrêmes forment un angle de 90°, demande plus ou moins de temps suivant la température, mais il est général. Le fruit est plus comparable à un avion ou à un cerf-volant qu'à un parachute ou un ballon. Par un temps sec, un vent horizontal léger peut le transporter à n'importe quelle distance ; quand l'air devient humide, il se ferme, et tombe sur le sol.


Bordure de route de gravier, Saint-Prosper-de-Champlain, (Québec) Canada, juin 1992. Photo 7209/22a.
Taraxacum officinale

 La croissance de la portion florifère du pissenlit subit trois phases distinctes : une période de croissance accélérée (7-10 jours), depuis l'apparition de la hampe jusqu'au milieu de la période de floraison ; une période de croissance ralentie (6-8 jours), comprenant la dernière moitié de la floraison et le développement des graines ; une seconde période de croissance accélérée (7-10 jours), atteignant son maximum 1-2 jours avant la dissémination des graines.

 Cette plante ubiquiste est très précieuse : la racine est diurétique, légèrement laxative et purificatrice du sang ; les fleurs fournissent un excellent vin ; les feuilles donnent au printemps, avant toute culture, une excellente salade, qui toutefois dans notre province n'est guère prisée que par les étrangers. C'est le pissenlit qui donne, vers le commencement de mai, la première miellée notable du printemps, fournissant abondamment aux abeilles, que l'on peut cesser de nourrir à ce moment, nectar et pollen.

Précédente ] Index ] ..\06_Prenanthes\Genre.htm ]

Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne, p. 553, 554.


le dimanche 12 août 2001
constante mouvance de mes paysages intérieurs


Achat en ligne

 

Google
 


ouellette001.com

fresque du Québec

Flore laurentienne : textes et illustrations :
© Les
Frères des Écoles Chrétiennes, 1935     © Les presses de l'Université de Montréal, 1964, 1995
© gaëtan morin éditeur 2002     Tous droits réservés
chenelière éducation

Photos, notes, recherches ajouts :
© Nichole Ouellette 2001 - 2008     Tous droits réservés
nichole ouellette     Dernière mise à jour 2008-03-16

Flore laurentienne, Organisation sans but lucratif (OSBL), membres du conseil d'administration
Informations :
info@florelaurentienne.com     Termes et conditions      Audience     Partenaires