|
| |||||
Famille 103. ― COMPOSÉES. 37. TUSSILAGO Linné ― TUSSILAGE. 1. Tussilago farfara Linné. ― Tussilage farfara. ― Pas-d'âne. ― (Coltsfoot). ― Tige (longueur 10-20 cm) ; capitule (diamètre 20-25 mm). Floraison très printanière. Lieux incultes et humides. Introduit d'Europe durant la période française, autour des vieux établissements (Montréal, Québec, Gaspé, Chicoutimi, etc.), probablement à la suite de cultures médicinales.
Plante croissant en grandes colonies constituées par la division incessante de vigoureux rhizomes. Les fleurs, extrêmement printanières, peuvent être considérées comme tardives : les boutons qui partent de l'aisselle des feuilles sont trop retardés pour fleurir à l'automne et passent l'hiver sous terre, s'épanouissant au premier soleil du printemps. Dès que la floraison est passée, les bractées se rapprochent, les aigrettes grandissent et le pinceau de soies blanches qu'elles forment sort de l'involucre. La hampe se recourbe ensuite vers la terre et ne se redresse que lorsque les graines sont mûres. À ce moment les aigrettes s'étalent, se dispersent au vent, et les nouvelles feuilles paraissent.
― Plante très vantée chez les anciens (Hippocrate, Dioscoride, Pline) dans les affections du poumon : on pensait que la fumée des feuilles apaise la toux. Cet usage très ancien se retrouve encore en Suède. ― Dans le folklore français, le terrain où pousse abondamment le tussilage passe pour être mauvais. « Terre à taconet (tussilage), laisse-là où elle est ; terre à renoncule rampante, achète-la si tu peux » ― dit un vieux proverbe.
Frère Marie-Victorin (1885-1944) ![]() le dimanche 4 novembre 2001- le mercredi 21 avril 2010 - le lundi 29 août 2011 constante mouvance de mes paysages intérieurs |
| ||||||