Recensement des richesses végétales vasculaires naturelles de la vallée du fleuve Saint-Laurent  

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Lilium canadense Linné. — Lis du Canada. — (Wild yellow lily). 46° 31' 26.7" N - 072° 16' 13.4" O, Mauricie, MRC Les Chenaux, Batiscan, rang Nord, le dimanche 19 juillet 2009, photo macro Lilium_canadense_008_950.

Nichole Ouellette

présente

Préface à la première édition

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Flore laurentienne

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Flore laurentienne
Préface - Classification, nomenclature et onomastique

Folklore onomastique
Problème colonial ] [ Ségrégation géographique ] [ Nomenclature bourgeoise ]

Quelque intéressants qu'ils soient aux divers points de vue du folklore onomastique, de l'histoire de la science et de l'histoire tout court, les noms vernaculaires canadien français sont en nombre si restreint, relativement au nombre total des espèces, qu'ils ne sauraient suffire aux besoins de la langue polie, de la littérature et de l'art, du commerce et de l'industrie.


Clintonia borealis (AitonRafinesque-Schmaltz. — Clintonie boréale. — (Yellow clintonia). 46° 35' 40.95" N - 072° 20' 48.36" O, Mauricie, MRC Les Chenaux, Saint-Prosper, chemin Massicotte, sous-bois de l'érablière Gaétan Massicotte et Monique Tremblay, le mardi 26 mai 2009, photo Clintonia_borealis_010_800.

Problème colonial

Mais l'attribution de noms techniques français pour les espèces laurentiennes se heurte à l'épineux problème, proprement colonial, de cerner les contours biologiques infiniment nuancés d'un vaste pays extra-européen au moyen d'un rigide instrument linguistique, ajusté par des siècles d'usage aux contours biologiques d'un milieu européen, limité et combien différent.


Photo de Florent Lafontaine, reproduite de l'album de famille.
Forêt laurentienne, dépôt du lac Brown en 1944.

Ségrégation géographique

Les personnes étrangères aux sciences naturelles, et en particulier au fait primordial de la profonde ségrégation géographique des faunes, et des flores vasculaires, ont peine à croire que la majorité de nos plantes laurentiennes n'ont pas de noms français. Et cependant, rien n'est plus exact. Beaucoup de nos espèces appartiennent à des genres strictement américains, dont la langue française, et par suite le dictionnaire, n'ont jamais pu s'occuper. D'ailleurs, ces espèces sont inconnues du grand public canadien-français, même cultivé. On ne crée pas de vocables pour des objets dont on ignore jusqu'à l'existence. La seule ressource de l'auteur de la Flore laurentienne était donc de franciser le moins mal possible, en évitant les contresens, et les assonances les plus désastreuses, des noms scientifiques souvent aussi dépourvus de sens que d'euphonie, noms qu'il nous faut cependant accepter, faute d'un meilleur système, pour circuler au travers des quelque 400,000 plantes connues dans le monde.


Trillium erectum Linné. 46 34' 49.3.3" N - 072 08' 30.5" O, Mauricie, MRC Les Chenaux, Sainte-Anne-de-la-Pérade, domaine Quessy, le samedi 1er mai 2010, photo macro Trillium_erectum_005_800.

Nomenclature bourgeoise

Cette transposition, dans la langue française, de la nomenclature binaire latine, a parfois été appelée en France, avec une intention péjorative, « nomenclature bourgeoise », et on s'est levé contre ce que l'on considérait comme un travestissement grotesque et inutile. En ce pays de vieille civilisation, le peuple a hérité d'un folklore botanique très riche dans sa partie onomastique, ainsi qu'on peut s'en rendre compte par le grand travail d'Eugène ROLLAND sur la Flore populaire. On peut probablement se dispenser, en France, de créer une « nomenclature bourgeoise », double emploi certain d'une très riche série de noms vernaculaires. Mais les conditions au Canada français sont très différentes et nous avons cru devoir aider « l'honnête homme » à parler des plantes de son pays dans sa langue de tous les jours.

Un dernier mot pour dire que notre condition de pays bilingue nous a paru exiger l'indication de noms anglais. Cette liste de noms anglais n'est qu'un complément à l'onomastique de la Flore laurentienne et elle n'a aucune prétention à l'autorité. Nous n'avons fait que choisir, parmi les noms déjà publiés ou employés pour chaque genre ou espèce, celui qui nous a paru le plus général ou le plus intéressant.

Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne 1935, p. 7.

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