florelaurentienne.com : en cours d'édition : Famille 50. ― ROSACEAE ROSACÉES ] ROSA Linné. – ROSIER. – Rosa rugosa Thunberg.    — Outil de recherches : >>>

Nichole Ouellette
présente

Préface à la première édition

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Notes encyclopédiques
Remerciements
Remerciements
Remerciements
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Flore laurentienne

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Frère Marie-Victorin

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Flore laurentienne
Préface - Classification, nomenclature et onomastique

Folklore onomastique
Problème colonial ] [ Ségrégation géographique ] [ Nomenclature bourgeoise ]

Quelque intéressants qu'ils soient aux divers points de vue du folklore onomastique, de l'histoire de la science et de l'histoire tout court, les noms vernaculaires canadien-français sont en nombre si restreint, relativement au nombre total des espèces, qu'ils ne sauraient suffire aux besoins de la langue polie, de la littérature et de l'art, du commerce et de l'industrie.


Près du quai des Grondines, avril 1992. Photo 5096/11a12.
Rive du fleuve Saint-Laurent, dans les basses terres Champlain. Sous la haute futaie.  Papier peint.

Problème colonial

Mais l'attribution de noms techniques français pour les espèces laurentiennes se heurte à l'épineux problème, proprement colonial, de cerner les contours biologiques infiniment nuancés d'un vaste pays extra-européen au moyen d'un rigide instrument linguistique, ajusté par des siècles d'usage aux contours biologiques d'un milieu européen, limité et combien différent.


Photo de Florent Lafontaine, reproduite de l'album de famille.
Forêt laurentienne, dépôt du lac Brown en 1944. Papier peint et légende de la photo.

Ségrégation géographique

Les personnes étrangères aux sciences naturelles, et en particulier au fait primordial de la profonde ségrégation géographique des faunes, et des flores vasculaires, ont peine à croire que la majorité de nos plantes laurentiennes n'ont pas de noms français. Et cependant, rien n'est plus exact. Beaucoup de nos espèces appartiennent à des genres strictement américains, dont la langue française, et par suite le dictionnaire, n'ont jamais pu s'occuper. D'ailleurs, ces espèces sont inconnues du grand public canadien-français, même cultivé. On ne crée pas de vocables pour des objets dont on ignore jusqu'à l'existence. La seule ressource de l'auteur de la Flore laurentienne était donc de franciser le moins mal possible, en évitant les contresens, et les assonances les plus désastreuses, des noms scientifiques souvent aussi dépourvus de sens que d'euphonie, noms qu'il nous faut cependant accepter, faute d'un meilleur système, pour circuler au travers des quelque 400,000 plantes connues dans le monde.


Baie des Marigots, chemin du Roy, île Bonaventure, le jeudi 29 juin 1995. Photo 950629/17a.
District insulaire maritime.

Nomenclature bourgeoise

Cette transposition, dans la langue française, de la nomenclature binaire latine, a parfois été appelée en France, avec une intention péjorative, « nomenclature bourgeoise », et on s'est levé contre ce que l'on considérait comme un travestissement grotesque et inutile. En ce pays de vieille civilisation, le peuple a hérité d'un folklore botanique très riche dans sa partie onomastique, ainsi qu'on peut s'en rendre compte par le grand travail d'Eugène ROLLAND sur la Flore populaire. On peut probablement se dispenser, en France, de créer une « nomenclature bourgeoise », double emploi certain d'une très riche série de noms vernaculaires. Mais les conditions au Canada français sont très différentes et nous avons cru devoir aider « l'honnête homme » à parler des plantes de son pays dans sa langue de tous les jours.

Un dernier mot pour dire que notre condition de pays bilingue nous a paru exiger l'indication de noms anglais. Cette liste de noms anglais n'est qu'un complément à l'onomastique de la Flore laurentienne et elle n'a aucune prétention à l'autorité. Nous n'avons fait que choisir, parmi les noms déjà publiés ou employés pour chaque genre ou espèce, celui qui nous a paru le plus général ou le plus intéressant.

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Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne 1935, p. 7.


le dimanche 13 janvier 2002
constante mouvance de mes paysages intérieurs

 
 


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© Les
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