Je me souviens ...  dans le Québec tempéré, la neige arrive vers la mi-novembre pour disparaître en avril

 Caractéristique du climat laurentien : l'hiver

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Equisetum sp. (queue de renard). 46° 36' 00.79" N - 072° 15' 30.54" O, Mauricie, MRC Les Chenaux, Saint-Prosper, 1er rang Saint-Édouard, fossé, le jeudi 9 juillet 2009, photo macro Equisetum_sp_005_950.

Nichole Ouellette

présente

Préface à la première édition

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Remerciements
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Flore laurentienne

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Flore laurentienne
Préface - Classification, nomenclature et onomastique

Noms vulgaires
De France ] [ Des autochtones ] [ Des anglais ] [ Génie poétique du peuple ]

La question des noms vulgaires, dits encore noms populaires ou noms vernaculaires (de vernaculus, esclave né dans la maison) est importante dans un ouvrage comme la Flore laurentienne, ouvrage d'utilité qui veut donner à la connaissance des plantes non cultivées toute sa valeur humaine.

Mais, malheureusement, notre pays est ethniquement trop jeune pour qu'il s'y soit formé, dans le peuple, une onomastique botanique importante. Les canadianismes véritables, c'est-à-dire spécifiques et d'usage courant, sont plutôt en petit nombre. Ils forment un trésor linguistique d'une valeur inestimable, mais qui, vraisemblablement, ne s'accroîtra plus. Les conditions de la vie moderne, une impitoyable standardisation par l'école et la radio, par le cinéma et le journal, ne permettent plus cet insularisme de la vie quotidienne, ces processus lents et cumulatifs qui aboutissent à la création folklorique.


Asclepias syriaca Linné (petits cochons). 46º 35' 52.6" N - 072º 15' 38.8" O, Mauricie, MRC Les Chenaux, Saint-Prosper, 1er rang Saint-Édouard, le mercredi 11 novembre 2009, photo macro Asclepias_syriaca_015_800.

De France

Le contenu onomastique du folklore botanique canadien-français se ramène à quatre éléments assez distincts. C'est d'abord un apport des colons, où des noms vulgaires usités en France sont le plus souvent transportés à d'autres espèces du nouveau milieu, ou encore plus ou moins modifiés et transformés. À cette catégorie appartiennent les noms bien connus de quenouille, queue de renard, tremble, plaine, verne, sang-dragon, bourdaine, rouche, etc.

Des autochtones

Puis vient un élément amérindien très défini et très autochtone, une série de noms empruntés aux Indiens tout au début de l'occupation européenne, pour désigner des entités exclusivement américaines.

Des anglais

On peut citer comme exemples : savoyane ou tisavoyane, pimbina, maskouabina, atocas, etc. Un troisième élément, d'origine plutôt récente, résulte d'une « assimilation » phonétique de mots anglais, comme snicroûte (snakeroot), cébreur (sweetbrier) et d'autres.

Génie poétique du peuple

Enfin, il y a une notable série de créations franchement canadiennes, imposées sans doute à des gens venus des provinces françaises de la plaine atlantique, par le contact quotidien avec des plantes dont le faciès ne rappelait en rien les objets familiers de l'ancienne patrie. Dans la création de ces noms, le génie poétique du peuple, génie descriptif et simpliste, naïf et direct, se donne libre cours : bourreau des arbres, quatre-temps, bleuets, gueules noires, catherinettes, hart rouge, bois de plomb, herbe à la puce, petits cochons, épinette, bois d'orignal, bois barré, bois d'enfer, bois inconnu, thé des bois, etc.

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Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne 1935, p. 5.


le samedi 5 janvier 2002
 le jeudi 3 décembre 2009 - le mardi 22 novembre 2011
constante mouvance de mes paysages intérieurs

Typha sp, quenouilles. Saint-Prosper-de-Champlain, le mardi 20 janvier 1998. Photo 971228/22a. Cornus stolonifera, hart rouge. Bordure de l'autoroute no 40, entre Yamachiche et Louiseville, le jeudi 2 février 1995. Photo 950122/20. Les humeurs de nos hivers. Vestiges du redoux de janvier et du gonflement des eaux du lac Saint-Pierre. Redoux, papier peint.


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© Les
Frères des Écoles Chrétiennes, 1935    © Les presses de l'Université de Montréal, 1964, 1995
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