florelaurentienne.com : en cours d'édition : Famille 50. ― ROSACEAE ROSACÉES ] ROSA Linné. – ROSIER. – Rosa rugosa Thunberg.    — Outil de recherches : >>>

Nichole Ouellette
présente

Préface à la première édition

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Notes encyclopédiques
Remerciements
Remerciements
Remerciements
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Flore laurentienne

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Flore laurentienne
Préface - Classification, nomenclature et onomastique

Noms vulgaires
De France ] [ Des autochtones ] [ Des anglais ] [ Génie poétique du peuple ]

La question des noms vulgaires, dits encore noms populaires ou noms vernaculaires (de vernaculus, esclave né dans la maison) est importante dans un ouvrage comme la Flore laurentienne, ouvrage d'utilité qui veut donner à la connaissance des plantes non cultivées toute sa valeur humaine.


Saint-Prosper-de-Champlain, le mardi 20 janvier 1998. Photo 971228/22a.
Typha sp., quenouilles.

Mais, malheureusement, notre pays est ethniquement trop jeune pour qu'il s'y soit formé, dans le peuple, une onomastique botanique importante. Les canadianismes véritables, c'est-à-dire spécifiques et d'usage courant, sont plutôt en petit nombre. Ils forment un trésor linguistique d'une valeur inestimable, mais qui, vraisemblablement, ne s'accroîtra plus. Les conditions de la vie moderne, une impitoyable standardisation par l'école et la radio, par le cinéma et le journal, ne permettent plus cet insularisme de la vie quotidienne, ces processus lents et cumulatifs qui aboutissent à la création folklorique.

De France

Le contenu onomastique du folklore botanique canadien-français se ramène à quatre éléments assez distincts. C'est d'abord un apport des colons, où des noms vulgaires usités en France sont le plus souvent transportés à d'autres espèces du nouveau milieu, ou encore plus ou moins modifiés et transformés. À cette catégorie appartiennent les noms bien connus de quenouille, queue de renard, tremble, plaine, verne, sang-dragon, bourdaine, rouche, etc.

Des autochtones

Puis vient un élément amérindien très défini et très autochtone, une série de noms empruntés aux Indiens tout au début de l'occupation européenne, pour désigner des entités exclusivement américaines.

Asclepias syriaca, petits cochons.
Rive du fleuve Saint-Laurent, Pointe-du-Lac, octobre 1993. Photos 931018/14 - 15.

Des anglais

On peut citer comme exemples : savoyane ou tisavoyane, pimbina, maskouabina, atocas, etc. Un troisième élément, d'origine plutôt récente, résulte d'une « assimilation » phonétique de mots anglais, comme snicroûte (snakeroot), cébreur (sweetbrier) et d'autres.

Génie poétique du peuple

Enfin, il y a une notable série de créations franchement canadiennes, imposées sans doute à des gens venus des provinces françaises de la plaine atlantique, par le contact quotidien avec des plantes dont le faciès ne rappelait en rien les objets familiers de l'ancienne patrie. Dans la création de ces noms, le génie poétique du peuple, génie descriptif et simpliste, naïf et direct, se donne libre cours : bourreau des arbres, quatre-temps, bleuets, gueules noires, catherinettes, hart rouge, bois de plomb, herbe à la puce, petits cochons, épinette, bois d'orignal, bois barré, bois d'enfer, bois inconnu, thé des bois, etc.


Bordure de l'autoroute No 40, entre Yamachiche et Louiseville, le jeudi 2 février 1995. Photo 950122/20.
Cornus stolonifera, hart rouge.

Les humeurs de nos hivers. Vestiges du redoux de janvier et du gonflement des eaux du lac Saint-Pierre.

Redoux, papier peint.

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Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne 1935, p. 5.


le samedi 5 janvier 2002
constante mouvance de mes paysages intérieurs


Sanguinaria canadensis Linné. — Sanguinaire du Canada. — Sang-dragon. — (Bloodroot). 46° 38' 15,5" N - 072° 06' 14,2" O, Capitale Nationale, MRC Portneuf, Deschambault-Grondines, Grondines-Station, 4e rang, le jeudi 5 mai 1994. Photos Sanguinaria_canadensis_940506_27. (Sang-dragon).


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Flore laurentienne : textes et illustrations :
© Les
Frères des Écoles Chrétiennes, 1935     © Les presses de l'Université de Montréal, 1964, 1995
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