Partie densément peuplée et accessible
La Flore laurentienne n'a pas la prétention de traiter in extenso de la flore
totale du Québec dans ses limites politiques, ni même de la flore totale du
bassin du Saint-Laurent. Son dessein est beaucoup plus modeste, et le présent
traité ne concerne explicitement que la portion du Québec entourée d'un trait
fort sur la carte A, en réalité la partie moyenne de la vallée. Au
nord-ouest, la limite suit la ligne de partage des eaux entre les bassins du
golfe Saint-Laurent et de la baie d'Hudson ; au nord, le lac Saint-Jean, le
Saguenay et la
rivière Matapédia ; à l'est, au sud et au sud-ouest, les
frontières de la province de Québec.
Il est inutile d'insister sur le
caractère artificiel du territoire ainsi délimité, territoire qui n'est pas
une division floristique naturelle de l'Amérique du Nord, mais plutôt une
enclave englobant la partie du Québec la plus densément peuplée et la plus
accessible.

Baie-James (Municipalité), 110 miles à 3000 pieds d'altitude, entre le 50°
25' 09.5" N - 073° 52' 21.4" O et le 51° 55' 10" N - 074° 05' 18" O, soit entre
Mistissini (Village cri) et l'île
Le Veneur, dans le cours moyen de la
rivière Eastmain,
lac Mistassini, îles, forêt boréale, taïga, marécages,
hydravion nordique, pilote
Philip Petawabano, le vendredi 22 juillet 2005, photo Lac_Mistassini_024_800.
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Parties peu connues, sauvages et inaccessibles
Nous élaguons donc l'immense territoire de l'Ungava, encore peu connu, et
pratiquement fermé à l'homme. Pour d'excellentes raisons, nous élaguons aussi
à l'est le vaste pays qui comprend la
Côte-Nord, la
Minganie, Anticosti et la
Gaspésie.

Photo Gaston Brassard no 54. |
Village nordique de Quaqtaq, situé à l'extrémité nord-ouest de la baie d'Ungava.
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Ces régions sont relativement peu habitées, et, en grande partie,
difficiles d'accès ; elles contiennent une flore litigieuse qui aurait augmenté
considérablement le volume de cet ouvrage sans augmenter beaucoup son utilité,
sauf pour quelques rares spécialistes ; enfin les éléments particuliers de
cette flore sont souvent étroitement cantonnés dans les parties les plus
sauvages et les plus inaccessibles, où ils n'ont guère été récoltés que
par leurs découvreurs.
Cependant, malgré les limites qu'il fallait indiquer,
l'ouvrage pourra parfaitement servir à identifier la presque totalité des
plantes que les résidants de la Côte-Nord et de la Gaspésie peuvent
vraisemblablement rencontrer.
Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne 1935, p. 1, 3.
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