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Famille 26. ― Portulacaceae [ Portulacacées ]. 3. PORTULACA Linné. — POURPIER. 1. Portulaca oleracea Linné. — Pourpier gras. — (Purslane). — Plante charnue et couchée, émettant des branches (longueur 10-30 cm) dans tous les sens ; feuilles (longueur 6-20 mm) épaisses, sessiles, opposées (ou les supérieures alternes), obovales-oblongues ; fleurs sessiles, jaunes, dans les bifurcations de la tige. Floraison estivale. Naturalisé du sud-ouest de l'Amérique dans tous les lieux habités.
Mauvaise herbe produisant une grande quantité de graines (un individu luxuriant peut en fournir un million) qui conservent leur vitalité durant plusieurs années. À son origine tropicale, elle doit de ne germer que lorsque le sol s'est bien réchauffé, et d'exiger toujours une lumière intense ; elle devient nuisible, surtout vers la fin de la saison, dans les cultures sarclées. Les jeunes pousses, très tendres, sont souvent utilisées comme herbe potagère, et ont une certaine valeur pour l'alimentation des porcs. — Il ne s'écoule guère qu'une semaine entre la floraison et la maturation des graines. — Le pourpier était déjà, au témoignage de CHAMPLAIN et de SAGARD, une mauvaise herbe dans les cultures de maïs et de citrouille, chez les Indiens. SAGARD écrit qu'on « ajoutait la plante à la sagamité pour y donner quelque goût ». — En 1823, G. B. AMICI, de Pise, publiait un mémoire où il exposait que chez le Portulaca oleracea, le grain de pollen germe sur le stigmate en donnant le « boyau » pollinique. Cette première observation ouvrit la voie qui devait conduire à la solution du grand problème de la fécondation chez les plantes.
Frère Marie-Victorin
(1885-1944) ![]() constante mouvance de mes paysages intérieurs
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