Nichole Ouellette
présente
Acéracées
Introduction Figures 126, 127, 128 01 Acer
Art de vivre au Québec
Fête aux sucres
Mangeaille

En 1910

Alcool artisanal

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Famille 65. — ACERACEAE [ ACÉRACÉES ].
1.
ACER Linné. — ÉRABLE.
7. Acer saccharum Marshall. — Érable à sucre. — Érable franc, Érable franche. — (Sugar maple).
— Grand arbre pouvant atteindre 40 mètres, et constituant des formations pures (érablières) ; feuilles d'un vert foncé supérieurement, pâles inférieurement, glabres sur les deux faces, 3-7-lobées, à sinus arrondis ; fleurs en corymbes latéraux sessiles, jaunâtres, portées sur des pédoncules capillaires et velus ; pétales nuls ; samares à ailes presque parallèles. Endroits rocheux ou sablonneux. Général. (Synonyme :
A. saccharophorum K. Koch).
L'érable à sucre est l'arbre magnifique qui forme en tant d'endroits du pays laurentien les forêts pures (érablières) qui sont un de ses charmes. Il affectionne les terrains élevés, mais frais et riches ; il occupe souvent les moraines bien drainées sur le rebord du
Bouclier laurentien, mais il atteint chez nous son plus grand développement au sud de la province, sur les premiers contreforts des Appalaches, dans la belle région dite des
Bois-Francs. Les jeunes pousses de l'érable à sucre tolérant parfaitement l'ombre des progéniteurs, il s'ensuit que les érablières sont des formations permanentes qui se régénèrent indéfiniment en supprimant automatiquement les autres espèces de haute futaie. La graine, mûre à l'automne, contient beaucoup de graisses et de protéines, mais peu d'hydrates de carbone ; elle doit passer par une période de surmaturation et c'est pourquoi elle ne germe qu'au printemps suivant. Planté seul ou en allée, cet arbre prend une forme arrondie, symétrique, très ornementale. Le bois est blanc, d'une dureté remarquable et susceptible de prendre un beau poli ; on l'emploie beaucoup en ébénisterie, surtout pour le planchéiage. Il fut employé jadis pour les « chemins à lisses » précurseurs de nos chemins de fer. Les trains du « Québec & Gosford » et du « Sherbrooke & Kenebec » circulèrent d'abord sur des rails en bois d'érable.
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— La sève de l'érable fournit au printemps un sucre d'un arôme particulier dont la fabrication est l'une des plus profitables petites industries des Canadiens. Les premiers colons apprirent des Indiens le secret de cette fabrication. C'est d'eux aussi qu'ils apprirent la valeur des cendres comme engrais potassique. Cette industrie se développa au point qu'au milieu du XIXe siècle, les cendres de l'érable à sucre fournissaient les
quatre cinquièmes de la potasse de l'Amérique. Les premiers colons des Bois-Francs se livraient encore à cette industrie. |
| 46° 35' 40.1 N - 072° 20' 52.4 O,
Mauricie,
MRC Les Chenaux,
Saint-Prosper-de-Champlain, route n° 159,
érablière famille Henri-Paul Ébacher, érables entaillés,
gouterelle et sève, le mercredi 15 mars 2006. Photos Route_159_007_200_294 - 016.
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— La feuille d'érable, avec le castor, symbolise l'individualité de la race canadienne-française. La circonstance qui donna reconnaissance officielle à ce qui était déjà sans doute depuis quelque temps l'emblème national, fut la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, vers 1836. Le choix de la feuille d'érable fut sans doute une erreur. Quoi qu'on puisse dire, le Canada n'est pas le pays de l'érable à sucre. La
carte de sa distribution montre d'un coup d'oeil que c'est essentiellement un arbre apalachien qui ne couvre qu'une partie de la province de Québec (ne dépassant pas au nord le
Témiscamingue et le
lac Saint-Jean).
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Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne, p. 398.
 
le samedi 18 mars 2006
constante mouvance de mes paysages intérieurs
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