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Famille 103. ― COMPOSÉES. 1. Senecio vulgaris Linné ― Séneçon vulgaire. ― (Common groundsel). ― Plante annuelle ; tige (longueur 10-40 cm) glabre ou un peu laineuse aux aisselles supérieures ; feuilles plus ou moins pinnatifides et anguleuses-dentées ; capitules sans rayons ; bractées externes à pointe noirâtre. Floraison estivale. Lieux vagues, potagers, etc. Naturalisé de l'Eurasie un peu partout dans le Québec.
Plante domestique qui entoure la maison de l'homme au même titre que le Capsella bursa-pastoris et le Stellaria média. Elle doit son ubiquité à sa résistance à la grande chaleur et aux grands froids, pouvant supporter des écarts de température de 50° C., grâce à ses feuilles épaisses et un peu charnues. Le S. vulgaris est très polymorphe quant à la longueur des feuilles, à la glabréité ou au duvet aranéeux qui le recouvre parfois, à la grandeur des fleurs, etc. Il a une saveur fade à laquelle l'ancienne médecine attribuait diverses propriétés.
― On a retiré du séneçon commun deux alcaloïdes : la sénécionine et la sénécine ; on sait que les alcaloïdes sont rares chez les composées.
― Le nectar des fleurs est accessible, mais l'absence de rayons rend la fleur peu visible ; elle n'est pas visitée par les insectes et est apparemment autofécondée.
Frère Marie-Victorin
(1885-1944) ![]() constante mouvance de mes paysages intérieurs
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