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La plus vaste famille de la division des spermatophytes, avec plus de 900 genres et au moins 12, 000 espèces répandues par toute la terre. Les composées sont relativement moins abondantes dans l'ancien monde que dans l'Amérique du Nord où elles forment environ un huitième de la flore vasculaire. Elles sont probablement apparues à la fin du crétacé ou au commencement de l'éocène, et le point d'origine paraît être la région andine de l'Amérique du Sud où elles constituent aujourd'hui un quart de la flore vasculaire. Les traits saillants de la distribution géographique de cette immense famille ont une grande portée biologique. Les tribus des astérées et des sénecionées sont cosmopolites ou à peu près. Les cichoriées, les cynarées et les anthémidées appartiennent surtout à l'hémisphère nord. Les calendulées et les arctotidées sont africaines. Les vernoniées, les eupatoriées, les hélianthées, les héléniées et les mutisiées sont essentiellement américaines. La grande tribu des inulées appartient surtout à l'ancien monde. Les espèces extra-tropicales communes aux deux hémisphères ne sont guère plus d'une quarantaine. L'Afrique, l'Australie et l'Amérique occidentale paraissent posséder les représentants les plus anciens du groupe. L'Afrique offre la plus grande variété de témoins isolés des types éteints. L'Amérique andine possède quelques espèces qui se rapprochent du type que l'on peut considérer comme le type primitif de la famille entière.
La famille représente un type biologique encore jeune et en pleine évolution, et pour cette raison, très agressif et très envahissant. Les fruits aigrettes d'un grand nombre d'espèces peuvent être portés par les vents à des centaines de milles, et leur distribution devrait, semble-t-il, être toujours très vaste ; nombre d'espèces sont néanmoins très locales. Le grand intérêt biologique des composées réside dans le capitule, qui est une inflorescence indéfinie, télescopée verticalement, et qui fonctionne comme une seule fleur ; cette pseudo-fleur est entourée d'un groupe de bractées qui fonctionne comme un calice. Le capitule des composées complètes, schématiques si l'on peut dire, introduit dans le milieu ambiant une seule masse florale bien protégée contre les traumatismes, rendue voyante par les rayons corollins de la périphérie, aisément pollinisée par le déplacement horizontal des insectes sur la surface plate du disque. Les composées renferment, dans leurs tissus, des cellules ou des canaux sécréteurs résineux, laticifères ou oléifères. Bon nombre d'espèces sont alimentaires ; d'autres produisent des huiles et des teintures ; une multitude sont cultivées pour l'ornement.
― Outre les plantes décrites ci-dessous, on pourra trouver dans les Chic-Chocs (Shikshoks dans le texte) un Agoseris reliqual (A. gaspensis Fernald) et dans l'Ungava une autre espèce rarissime (A. naskapensis Rousseau) ; dans les marais saumâtres de la baie des Chaleurs (Bonaventure), un Cotula halophytique, le C. coronopifolia Linné, remarquable par son cosmopolitisme ; et à l'état adventice, ailleurs dans le Québec, les espèces suivantes : Bellis perennis, Linné, Carduus acanthoides, C. crispus Linné, C. nutans Linné, Cosmos bipinnatus Cavanilles, Crepis capillaris (Linné) Wallroth, C. tectorum Linné, Echinops sphaerocephalus Linné, Gaillardia pulchella Cavanilles, Grindelia squarrosa (Pursh) Dunal, Hypochaeris radicata Linné, Onopordum acanthium Linné, Silphium perfoliatum Linné. ― Le nom alternatif pour cette famille est : astéracées. Frère Marie-Victorin (1885-1944) ![]() le vendredi 3 août 2001- le mercredi 2 juin 2010 - le dimanche 31 juillet 2011 constante mouvance de mes paysages intérieurs |
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