1. Physiographie et histoire géologique
(Deuxième de quatre pages)
La plaine basse du Saint-Laurent est constituée par des roches
sédimentaires très anciennes, d'âge paléozoïque, recouvertes et masquées par le drift glaciaire, et par des lits plus ou moins épais de sable et d'argile déposés durant la période Champlain.
Barrage La Gabelle sur la rivière Saint-Maurice. Le samedi 22 avril 1995, photo 950422/13.
Gneiss précambrien, Saint-Étienne-des-Grès, au pied du barrage hydroélectrique de La Gabelle.
Des lambeaux de calcaires paléozoïques, appartenant à des couches supérieures presque entièrement
détruites par l'érosion, affleurent ça et là, particulièrement aux environs de
Montréal, de Québec, et d'Ottawa. Les roches qui forment le fond plat de la plaine basse sont en majeure partie des argilites ordoviciennes,
soit redressées et diversement ployées comme aux environs de la ville de
Québec et généralement dans l'est du Québec, soit horizontales comme aux
environs de Montréal et généralement du côté ouest de la faille de Logan.
Au milieu de cette plaine ordovicienne, et la traversant du nord au sud, court
une ligne de collines d'âge dévonien, les montérégiennes. Ce sont des
souches d'anciens volcans, ou des batholithes, c'est-à-dire des massifs
éruptifs épanchés en profondeur et dénudés ensuite par une intense
érosion.
Le dimanche 20 août 1995. Photo 950809/20,
740 x 480 pixels.
Le
massif appalachien, si puissamment développé dans tout l'est de
l'Amérique, limite au sud la vallée du Saint-Laurent, et sous les divers
noms d'Alléghanys, de monts Notre-Dame, de
Chic-Chocs (Shikshoks dans le
texte), pénètre, en
s'élevant graduellement, jusque dans la Gaspésie. Le massif
appalachien est
encore une ancienne pénéplaine, abrasée au niveau de la mer au crétacé et
surélevée durant le tertiaire. Toute cette région a une structure
géologique compliquée où voisinent et alternent de grandes formations
calcaires, des schistes argilitiques, des intrusions de serpentine, des
quartzites cambriens, des épanchements granitiques, etc.
46º 48' 37,9" N - 71º 22' 18,8" O, Jean-Frédéric Ouellette-Lapointe et Calypso Dubois-Lapointe,
port de Québec, le mardi 2 novembre 1999. Photo 990912/22.
Cap diamant, Québec, château Frontenac, vu du port, sur le
traversier Lomer-Gouin qui assure la navette entre Québec et Lévis.
Ainsi ébauché photographiquement par les aléas d'une longue histoire géologique
qui va depuis le précambrien jusqu'à la surrection tertiaire, le territoire
laurentien reçoit son modelé définitif durant la période glaciaire, qui ouvre le
quaternaire, et qui s'est terminée depuis trente ou quarante mille ans.
Route no 351, lac Caxton entre Saint-Élie et Saint-Mathieu-du-Parc. Le samedi 22 avril 1995. Photo 950422/1.
Paragneiss œillé : formation par broyage intense et recristallisation en gros cristaux.
le mercredi 3 avril 2002 constante mouvance de mes paysages intérieurs
47° 13' 46.9" N - 072° 09' 06.4" O, formation rocheuse d'une
falaise,
lac O'Neil, ZEC de la Rivière-Blanche,
MRC Portneuf, région
Capitale-Nationale, le jeudi 27 mai 2004, 15 h 17. Photos Lac_O_Neil_071_074_350.