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2. RÉGION HUDSONIENNE
Tout le reste de l'Ungava, en dehors de la région proprement arctique qui
vient d'être délimitée, appartient à la région hudsonienne, limitée au sud
par la ligne isotherme de 14° C. Sauf une étendue restreinte de plaine
côtière au sud de la baie James, toute la région hudsonienne est découpée
dans la pénéplaine précambrienne. C'est un pays ondulé, moutonné par
l'action glaciaire, sillonné de rivières tranquilles ou torrentueuses, semé
de milliers de lacs et d'étangs tourbeux; il s'y rencontre aussi de vastes
étendues de tourbières à sphaignes, tourbières très mouillées et, sauf en
hiver, inaccessibles au voyageur. |
![]() 50° 14' 00" N - 063° 36' 00" O, le jeudi 22 juillet 1976, diapositive Guy Lapointe, carrousel 13 nº 10. |
Vue aérienne de lacs et étangs tourbeux au nord de Havre-Saint-Pierre, région de la Côte-Nord. |
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Carte entière |
La région hudsonienne est avant tout le domaine de la forêt subarctique, forêt où prédominent pour les gymnospermes :
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Abies balsamea Larix laricina Picea glauca |
Picea mariana Pinus divaricata |
et pour les angiospermes :
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Betula papyrifera Populus balsamifera |
Populus tremuloides |
![]() 51° 44' 00" N - 056° 33' 00" O, Terre-Neuve-et-Labrador, Eagle River, Country Cat Pond, de la route nº 138, le vendredi 19 juillet 1996. Photo 960718/10. |
Paysage au 51º. |
La rivière aux Feuilles, qui se décharge dans la baie de l'Ungava, est la limite septentrionale des arbres à l'ouest de cette baie, et sert pratiquement à séparer la région hudsonienne de la région arctique. Vers 55° latitude N., on commence à trouver des arbres sur le bord des lacs et des rivières. Vers 53° les collines sont boisées, sauf sur les sommets, qui reproduisent les conditions des hautes cimes alpines. Enfin, vers le sud de la région hudsonienne, la forêt devient continue. L'épinette noire, Picea mariana, est l'arbre dominant, et forme les neuf dixièmes des peuplements. Même sous ces hautes latitudes, l'arbre peut atteindre un grand âge, cinq cents ans, et une taille relativement élevée, quinze à vingt mètres. Mais dans les endroits exposés, l'épinette noire et les autres gymnospermes hudsoniennes deviennent des arbustes déprimés :
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Abies balsamea f. hudsonia Larix laricina f. depressa |
Picea glauca f. parva Picea mariana f. semiprostrata |
Les terrains bas sont couverts de saules arbustifs (Salix bebbiana, S. discolor, S. pedicellaris var. hypoqlauca, etc.) et d'aulnes (Alnus rugosa var. americana). Les sous-bois clairs se composent de groseilliers sauvages (Ribes glandulosum, R. lacustre), de linaigrettes cespiteuses (Eriophorum spissum), de bouleaux nains (Betula glandulosa, B. pumila) et d'arbustes éricacés (Kalmia angustifolia, Ledum gnoenlandicum, Vaccinium angustifolium, Cassandra calyculata) qui, pour la plupart, ne se retrouveront plus, au sud, que dans les tourbières.
Province de Québec![]() |
Région hudsonienne![]() |
Invasions marines![]() |
Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne, p. 29.
![]() 51º 21' 12.1" N - 077º 25' 12.9" O, rivière Rupert, Nord-du-Québec, Baie-James ou Jamésie, route de la Baie-James, Km 257, le mardi 26 juillet 2005. Photo Riviere_Rupert_004_350. |

![]() Ribes glandulosum Grauer. — Gadellier glanduleux. — (Fetid currant). 53º 47' 13.1" N - 079º 04' 43.4" O, Nord-du-Québec, Municipalité de la Baie-James, Terres réservées aux Cris, Chisasibi, rive de la baie James, le samedi 30 juillet 2005. Photo Ribes_glandulosum_004_350. |
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