1. Physiographie et histoire géologique
(Première de quatre pages)
Dans ses limites présentes, et au simple point de vue physiographique,
le Québec comprend plusieurs régions distinctes : la pénéplaine de l'Ungava
(et sa bordure méridionale, la chaîne des Laurentides), la plaine
alluvionnaire du Saint-Laurent, le Saint-Laurent lui-même, et la bordure nord
du massif appalachien.
Grondines, au bout de la terre de Pierre Mainguy, le lundi 25
avril 1994. Photo 940414/16,
640 x 480 pixels.
La pénéplaine de l'Ungava, qui occupe presque toute la partie orientale du
Bouclier canadien, est un vaste plateau archéen d'une élévation générale de
500 à 700 mètres, drainé par de nombreuses et importantes rivières
généralement rapides, semé de lacs dont le plus grand, - le
lac Mistassini, -
s'étend sur une longueur de cent milles. La surface de cet immense pays
consiste presque entièrement en gneiss précambriens avec intrusions de granit,
de basalte et de syénite, le tout aplani, arrondi et moutonné par l'action
glaciaire.
Détail de la carte C. -Le Bouclier laurentien et autres
massifs précambriens de l'Amérique du Nord.
La chaîne des Laurentides ne diffère pas géologiquement de la pénéplaine
dont elle ne fait qu'accentuer le relief. Courant de l'est à l'ouest, la
chaîne longe à quelque distance le rivage nord du golfe, pour atteindre le
Saint-Laurent au
Saguenay, et suivre ensuite ce fleuve jusqu'au cap Tourmente,
trente milles en aval de Québec.
Cap Tourmente, avril 1992. Photo 304142/2a.
Réserve nationale de faune de cap Tourmente, fleuve Saint-Laurent, glaces,
navire et grandes oies des neiges.
De là, les Laurentides s'éloignent quelque
peu pour laisser une étendue de basses terres ; elles longent ensuite la
rivière des
Outaouais, qu'elles traversent aux rapides des Chats. Toute la chaîne est
peu élevée ; les maximums d'altitude sont atteints aux Éboulements (850
mètres) et à la montagne Tremblante (800 mètres). Les Laurentides, tout comme
la pénéplaine, sont semées de
lacs innombrables
et parfois très grands, créés par les moraines frontales laissées en travers des
vallées et des vallécules par la retraite du glacier continental.
Petit lac à un kilomètre
à l'est du lac des Atocas, moraine de Saint-Narcisse, basses terres du
Saint-Laurent.
Le 19 mai 1995. Grande-Ligne, Saint-Narcisse. Photo 940513/19.