Nichole Ouellette

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et recherches
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Notes et recherches
Commérages d'été 1749
Nouvelle-France
Durant l'été 1749, Pehr Kalm herborise
en Nouvelle-France pour enrichir les collections de plantes du savant suédois Carl (Carolus) Linnaeus (1707-1778).
Kalm se déplace en canot d'écorce de bouleau,
du lac Champlain jusqu'au Cap-aux-Oies. Il note ses observations chaque soir, après
les fatigues du voyage.
Pehr Kalm (1716-1779)
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Portrait à l'huile de Pehr Kalm, peint en 1764 par J. G. Geitel, professeur de dessin à
l'Université d'Åbo (Turku).
Photo Musée national de Finlande, Helsinki. |
Filles et femmes de la ville
Pehr Kalm affirme que les 130 jours qu'a duré son voyage au Canada, en 1749, ne permettent pas de
porter un jugement sur les filles et les femmes de Nouvelle-France.
| Pehr Kalm n'échappe pas à la
tentation des commérages. L'explorateur rapporte dans ses carnets des observations
personnelles et des opinions émises par les gens distingués et cultivés qu'il rencontre. |
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Populus deltoides
― Peuplier à feuilles deltoïdes
― Liard (dans l'ouest et le sud du Québec) ;
Peuplier du Canada, Canada (en France).
― (Cottonwood). Rive de la rivière Richelieu,
le 23 mai 1997,
Saint-Jean-sur-Richelieu. Photo 970425/21. |
Kalm recueille des potins et des appréciations chez ses hôtes. Ce sont des hommes politiques,
des officiers, des marchands, des membres du clergé : évêques, prêtres,
missionnaires, ainsi que certains membres des communautés religieuses qui l'hébergent, lui et son
assistant Lars Junström.
À Montréal
Une grande partie des Français venus s'installer en Nouvelle-France accusent les femmes de
Montréal de manquer, dans une grande mesure, de la bonne éducation et de la politesse des
Françaises d'origine. Les personnes du beau sexe, à Montréal,
semblent poussées par un certain orgueil et comme contaminées par l'esprit imaginatif des Sauvages d'Amérique. On leur trouve une sorte
de fierté sauvage. Le matin, elles se lèvent avant le diable en personne. Le
soir, les femmes, les jeunes filles et les garçons se promènent dans les rues, bras dessus bras dessous,
en plaisantant et badinant entre eux, avec une gaieté folle. En général,
ces dames sont plus jolies que celles de Québec. De plus, elles les surpassent dans le
domaine de la chasteté !
Les jeunes Montréalaises cousent et mettent la main aux travaux
ménagers. Elles ne pouffent pas de rire autant que les Québécoises, bien qu'elles
soient assez enjouées et aimables. Personne ne peut dire qu'elles soient dépourvues
de charme et d'intelligence.
Les Montréalaises se marient ordinairement plus tard que les Québécoises. De
nombreux Français viennent à Québec avec leur navire, tombent parfois amoureux et se
marient. Ces mêmes hommes montent rarement jusqu'à Montréal.
À Québec
Les femmes de Québec ressemblent, à leur façon d'être, aux femmes de
France. Mais les femmes mariées vivent trop librement. Il paraît qu'on
les présente aux jeunes Français de la marine royale, stationnés à Québec
durant un mois et davantage. Ces messieurs n'ont d'autre occupation que de rendre visite à
ces dames, avant de regagner la France. Les femmes de cette ville, en particulier celles de la haute
société, se lèvent à 7 h du matin, s'habillent, se poudrent et se frisent jusqu'à
9 h en sirotant un café au lait. Les jeunes filles se parent ensuite de façon magnifique,
s'assoient sur une chaise près d'une fenêtre ouverte donnant sur la rue. Un
ouvrage de couture à la main, elles font un point de temps en temps. Elles tournent
continuellement les yeux du côté de la rue et si quelque jeune homme vient à entrer,
la jeune fille abandonne son ouvrage. Elle s'assoit alors le plus près possible du jeune homme,
cause et bavarde avec lui, sourit et pouffe de rire, et la langue marche comme les ailes de l'hirondelle,
sinon plus rapidement. Toute la journée s'écoule de la sorte sans que la jeune fille
s'adonne au plus léger travail. Elle reste assise et bavarde avec les jeunes
gens. Même à l'intérieur des maisons,
les jeunes filles s'habillent chaque jour de magnifique façon, comme si elles étaient invitées
à dîner chez le gouverneur général. Elles portent sur elles toute leur
fortune, et même parfois davantage, rien que pour être splendides.
Paysages
Laurentie 1749
On dirait un village continu, commençant à Montréal et finissant à Québec.
Le paysage de chaque côté du
fleuve est charmant et l'état
avancé de la culture des terres ajoute grandement à la beauté de la scène.
Au-dessous des Trois-Rivières, les champs sont généralement semés de blé,
d'avoine, de maïs et de pois. Les citrouilles et
les melons se disputent le terrain dans les jardins des fermes. Près de Québec,
les terres sont partout divisées en champs et en prairies ou en pâturages. Nous ne voyons
que fermes et maisons de fermiers.
Fleuve Saint-Laurent, vu de la route Gravel, Neuville, le 13 mars 1995. Photo 950312/4,
740 x 480 pixels. | |
Toutes les collines sont cultivées; sur le sommet de plusieurs on distingue des villages groupés
autour de belles églises.
Les prairies sont généralement dans les vallées, quoiqu'il y en ait sur les
coteaux. Les hautes prairies sont excellentes. Plus j'avance au nord, plus elles sont
belles et plus le gazon en est riche et fourni.
 le 21 novembre 1997
constante mouvance de mes paysages intérieurs
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