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La révélation d'une nature opulente et nouvelle jette les nouveaux arrivants dans l'étonnement. Savants suédois au XVIIIe siècleAu XVIIIe siècle, la fièvre de l'exploration conduit des savants suédois dans toutes les parties du monde. Les Suédois espèrent augmenter le rendement des terres agricoles, découvrir des plantes médicinales.Les découvertes ouvrent de nouvelles avenues à des sciences diverses : agronomie, botanique, chimie, économie, géologie, médecine, météorologie, politique, théologie, zoologie. Pehr Kalm (1716-1779)Amérique du NordEn 1747, Pehr Kalm part en mission scientifique commandée par Carl von Linné.Le naturaliste et son assistant, Lars Junström, mettent 11 mois pour se rendre de la Suède aux États-Unis. Partis le 5 octobre 1747, ils arrivent à Philadelphie le 4 septembre 1748. Kalm et Junström traînent d'imposants bagages: papeterie, microscope, astrolabe, boussole, thermomètres, panier d'herborisation, vêtements, travaux d'histoire naturelle, livres religieux. En Amérique du Nord, du 4 septembre 1748 au 16 février 1751, Pehr Kalm collecte des informations. Chaque soir, après les fatigues du voyage, il note ses observations. Ces comptes rendus détaillés exigent de grandes énergies. Les écrits de Pehr Kalm mettent en lumière des faits et gestes qui démontrent son intelligence, son sens aigu de l'observation et l'étendue de son érudition.
Cent trente jours au CanadaPériode heureuseL'itinéraire de Pehr Kalm en Nouvelle-France, habitée à l'époque, correspond à la période la plus heureuse de son séjour en Amérique du Nord.
HospitalitéLes Français dégagent Kalm de tout souci matériel. Ils le défraient de ses dépenses, lui apportent une collaboration enthousiaste à laquelle il n'est pas habitué.Lac et rivièresLe voyage au Canada de Pehr Kalm et de son assistant Jungström commence et se termine à Albany, la capitale actuelle de l'État de New York. Ils naviguent d'abord dans une petite embarcation sur la rivière Hudson et font du portage.Au fort Saint-Frédéric, les voyageurs attendent 17 jours l'arrivée du voilier et du vent pour traverser le lac Champlain. Ils remontent la rivière Richelieu jusqu'au fort Saint-Jean (Saint-Jean-sur-Richelieu). De fort Saint-Jean à Laprairie, le trajet se fait en voiture. Sur le fleuve Saint-LaurentEn 1749, un bateau de bois de pin traverse le fleuve de Laprairie à Montréal.Pehr Kalm passe sept jours à Montréal et s'embarque sur le fleuve jusqu'à Québec.
Kalm séjourne trois semaines à Québec et visite presque quotidiennement le gouverneur, Roland Michel Barrin de La Galissonière. Dans la région québécoise, le médecin botaniste Jean-François Gaulthier l'accompagne la plupart du temps. Kalm découvre de nouvelles plantes qu'il décrit avec précision. À mesure qu'il progresse vers le nord, il rencontre davantage de plantes qui croissent également en Suède et en Finlande, les flores circumpolaires présentent une étonnante similitude. Il se rend aussi chez les Hurons de Lorette. Puis, il s'embarque à destination des Éboulements, mais rebrousse chemin au Cap-aux-Oies (un peu en aval de Baie-Saint-Paul). Au retour, Kalm demeure quatre jours à Québec, il remonte ensuite le fleuve Saint-Laurent, jusqu'à Montréal. Trois autres semaines passent, le voyageur reprend la route empruntée au début de l'été. L'itinéraire canadien se termine à Albany, 17 jours après le départ de Montréal, le 29 octobre 1749. Témoignage inestimableNi conquérant, ni soldat, ni missionnaire, Pehr Kalm enregistre ce qu'il voit avec la rigueur d'un clinicien.Le regard essentiellement scientifique de Kalm donne un poids inestimable à ses notes. Il inventorie la flore et la faune. Il observe la composition des sols, le débit et la qualité des eaux des rivières et du fleuve. Il note les us et coutumes des premiers et nouveaux habitants.
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