Je me souviens ...  dans le Québec tempéré, la neige arrive vers la mi-novembre pour disparaître en avril

 Caractéristique du climat laurentien : l'hiver

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Nichole Ouellette

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Flore laurentienne

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Notes et recherches

Flore laurentienne
Pehr Kalm (1716-1779)


Abrégé historique

Sans trop solliciter les faits, on peut dire que la botanique américaine naît au Québec.

Le premier colon de Stadaconé, l'apothicaire et herboriste de Paris, Louis Hébert, devient le premier botaniste de l'Amérique.


Hommes instruits du XVIIe siècle

Une période de grande activité botanique anime la Nouvelle-France dans le dernier quart du XVIIe siècle.

Moment épique de l'aventure coloniale de la France, les grands voyageurs en Amérique du Nord, missionnaires, traiteurs et soldats poussent les canots d'écorce jusqu'au cœur du continent, ouvrent les routes, jalonnent l'immense empire.

Est de l'Amérique du Nord
XVIIe siècle

en canots
d'écorce de bouleau
sur les cours d'eau

de la baie d'Hudson

jusqu'au golfe du Mexique

des personnes instruites interrogent l'Amérique

La révélation d'une nature opulente et nouvelle jette les nouveaux arrivants dans l'étonnement.


Savants suédois au XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, la fièvre de l'exploration conduit des savants suédois dans toutes les parties du monde. Les Suédois espèrent augmenter le rendement des terres agricoles, découvrir des plantes médicinales.

Les découvertes ouvrent de nouvelles avenues à des sciences diverses : agronomie, botanique, chimie, économie, géologie, médecine, météorologie, politique, théologie, zoologie.


Pehr Kalm (1716-1779)


Amérique du Nord

En 1747, Pehr Kalm part en mission scientifique commandée par Carl von Linné.

Le naturaliste et son assistant, Lars Junström, mettent 11 mois pour se rendre de la Suède aux États-Unis. Partis le 5 octobre 1747, ils arrivent à Philadelphie le 4 septembre 1748.

Kalm et Junström traînent d'imposants bagages: papeterie, microscope, astrolabe, boussole, thermomètres, panier d'herborisation, vêtements,  travaux d'histoire naturelle, livres religieux.

En Amérique du Nord, du 4 septembre 1748 au 16 février 1751, Pehr Kalm collecte des informations. Chaque soir, après les fatigues du voyage, il note ses observations. Ces comptes rendus détaillés exigent de grandes énergies.

Les écrits de Pehr Kalm mettent en lumière des faits et gestes qui démontrent son intelligence, son sens aigu de l'observation et l'étendue de son érudition.


Cent trente jours au Canada


Période heureuse

L'itinéraire de Pehr Kalm en Nouvelle-France, habitée à l'époque, correspond à la période la plus heureuse de son séjour en Amérique du Nord.

Exploration de 130 jours

Du 21 juin au 29 octobre 1749, Kalm herborise en Nouvelle-France.

Il fournit à l'herbier de Linné le plus grand nombre de ses types canadiens.

Traduction annotée du journal de route par Jacques Rousseau et Guy Béthune avec la concours de Pierre Morisset. Édition Pierre Tisseyre, Montréal, 1977.

Hospitalité

Les Français dégagent Kalm de tout souci matériel. Ils le défraient de ses dépenses, lui apportent une collaboration enthousiaste à laquelle il n'est pas habitué.

Lac et rivières

Le voyage au Canada de Pehr Kalm et de son assistant Jungström commence et se termine à Albany, la capitale actuelle de l'État de New York. Ils naviguent d'abord dans une petite embarcation sur la rivière Hudson et font du portage.

Au fort Saint-Frédéric, les voyageurs attendent 17 jours l'arrivée du voilier et du vent pour traverser le lac Champlain.

Ils remontent la rivière Richelieu jusqu'au fort Saint-Jean (Saint-Jean-sur-Richelieu).

De fort Saint-Jean à Laprairie, le trajet se fait en voiture.


Sur le fleuve Saint-Laurent

En 1749, un bateau de bois de pin traverse le fleuve de Laprairie à Montréal.

Pehr Kalm passe sept jours à Montréal et s'embarque sur le fleuve jusqu'à Québec.


Port de Montréal, vu de Longueuil, le 29 août 1994. Photo 940825/E.

Kalm séjourne trois semaines à Québec et visite presque quotidiennement le gouverneur, Roland Michel Barrin de La Galissonière.

Dans la région québécoise, le médecin botaniste Jean-François Gaulthier l'accompagne la plupart du temps. Kalm découvre de nouvelles plantes qu'il décrit avec précision.

À mesure qu'il progresse vers le nord, il rencontre davantage de plantes qui croissent également en Suède et en Finlande, les flores circumpolaires présentent une étonnante similitude. Il se rend aussi chez les Hurons de Lorette. Puis, il s'embarque à destination des Éboulements, mais rebrousse chemin au Cap-aux-Oies (un peu en aval de Baie-Saint-Paul).

Au retour, Kalm demeure quatre jours à Québec, il remonte ensuite le fleuve Saint-Laurent, jusqu'à Montréal. Trois autres semaines passent, le voyageur reprend la route empruntée au début de l'été. L'itinéraire canadien se termine à Albany, 17 jours après le départ de Montréal, le 29 octobre 1749.


Témoignage inestimable

Ni conquérant, ni soldat, ni missionnaire, Pehr Kalm enregistre ce qu'il voit avec la rigueur d'un clinicien.

Le regard essentiellement scientifique de Kalm donne un poids inestimable à ses notes. Il inventorie la flore et la faune. Il observe la composition des sols, le débit et la qualité des eaux des rivières et du fleuve. Il note les us et coutumes des premiers et nouveaux habitants.

Épopée en Nouvelle-France
Pehr Kalm 1749

Filles et femmes de la ville
Effervescence scientifique au XVIIIe siècle

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le 14 novembre 1997 - le mardi 2 février 2010
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