lever du jour, goutes de pluie - perles de rosée - galerie de macro photos- bruine - brume - brouillard et autres lumières

florelaurentienne.com — Redirection : dernière photo mise en ligne   Photos sur la carte, dans Google Earth Outil de recherches : >>>

Nichole Ouellette
présente

Flore laurentienne

À propos de
Préface
Abrégé historique
Esquisse générale
Synopsis
Clef artificielle
Glossaire
Auteurs
Cartes et tableaux
En marge, notes
Frère Marie-Victorin

Navigation

Accueil
Historique
Auteurs, éditeurs
Contenu  - index
Contenu  - tableau
Plantes comestibles
Plantes introduites
Plantes médicinales
Plantes rares
Faire un don
Dernière page éditée
Galerie de photos

Édition interactive

Flore laurentienne
Frère Marie-Victorin (1885-1944)

Esquisse générale :
Index ] Plan ] Introduction ] I. ÉQUILIBRE ] FACTEURS RÉPARTITION ] Physiographie ] Physiographie ] Physiographie ] Physiographie ] Climat sud-ouest ] Climat chaud-froid ] Climat neige ] Climat floraisons ] Climat automne ] Facteur humain ] PHYTOGÉOGRAPHIE ] Région arctique ] Région hudsonienne ] Région hudsonienne ] Région laurentienne ] II. DYNAMISME ] Point de vue ] [ Facteurs intrinsèques ] Termes discontinus ] Termes discontinus ] Termes continus ] Termes continus ] Termes continus ] Termes continus ] Termes continus ] Termes continus ] Facteurs d'élimination ] Facteurs extrinsèques ] Facteurs extrinsèques ] Conclusion ]

ESQUISSE GÉNÉRALE DE LA FLORE LAURENTIENNE.

II. - DYNAMISME DE LA FLORE LAURENTIENNE.

B.  FACTEURS DYNAMIQUES INTRINSÈQUES.

1. FACTEURS D'ÉVOLUTION PROGRESSIVE.

Quoique la science, cette « machine à explorer la matière », nous laisse encore ignorer presque tout du pourquoi et du comment de l’évolution organique,  comme d’ailleurs du développement ontogénique,  il ne se trouve plus guère de biologiste ou de naturaliste qui n’accepte comme fait, une certaine évolution passée ou présente dans le monde des vivants.

Tous les doutes, et la plupart des objections dans ce domaine, se rapportent non pas au fait général, global, de l’évolution, mais bien plutôt à son étendue, à son intensité et à ses modalités. En d’autres termes, la discussion se concentre aujourd’hui surtout sur les théories de la descendance, sur les lignées ou séries concrètes de formes obtenues par des rapprochements comparatifs, et dont on peut bien difficilement prouver, dans chaque cas particulier, qu’elles sont réellement des séries génétiques.


48° 06' 00" N - 66° 22' 00" O, Pierre Desmeules, étudiant en biologie à l'Université Laval, effectue une fouille pour les touristes. Le mardi 20 juin, 1995, photo 950620/4, 740 x 480 pixels.
Site fossilifère du Parc de conservation de Miguasha.

Mais autant il est difficile de prouver complètement les théories de la descendance, et la réalité des lignées concrètes, autant il est facile de fonder, en toute indépendance, l’idée d’évolution sur des connaissances communes à tous les biologistes.


48º 09 '04,3" N - 64º 56' 58,1" O, MRC Le Rocher-Percé. Port-Daniel, le lundi 16 septembre 2002, photo 20020915/11a, 640 x 480 pixels.
Calcaire fossilifère

La paléontologie, en effet, nous apprend d’une façon indéniable qu’il y a eu, dans les types organiques, une succession dans le temps de telle sorte que les formes les plus complexes et les plus élevées en organisation sont apparues les dernières. À ce témoignage de la paléontologie, absolument inattaquable, vient s’ajouter l’expérience que nous avons de la continuité de la vie : nous savons que les organismes les plus simples n’apparaissent pas spontanément. Nul biologiste ne voudrait aujourd’hui nier la proposition suivante : « Aucun être vivant ne peut prendre naissance en dehors de la continuité du plasma de ses ancêtres. » Si l’on rapproche cette proposition indéniable du témoignage également indéniable de la paléontologie, la conviction que les différents types vivants doivent s’être développés non seulement les uns après les autres, mais les uns des autres, prend les proportions d’un postulat logique positif. La certitude de la réalité d’une évolution organique ne pourrait être ébranlée que si l’expérience nous enseignait à l’avenir qu’un organisme individuel peut naître autrement que par continuité plasmatique, ou que tous les types vitaux, vivants ou disparus, existèrent en même temps dès l’origine. Aucun autre argument ne pourrait affaiblir la logique de l’idée de l’évolution organique.

Aster novae-angliae
Bidens beckii
Rhus radicans

Le spectacle que nous offre la flore laurentienne,  dont nous avons fait le tableau dans la première partie de cette étude,  et les leçons qui se dégagent de sa considération attentive, ne peuvent que fortifier cette conviction que la vie végétale continue un développement depuis longtemps commencé, qu’elle produit encore plus ou moins rapidement de nouvelles entités spécifiques ou variétales, et que les virtualités vitales ne sont nullement épuisées par le développement actuel de l’espèce, et le développement ordinaire de l’individu.

La méthode expérimentale est inapplicable sur des ensembles aussi vastes et aussi complexes que celui qui est constitué par la flore de notre immense pays. Elle est de plus impuissante en face de problèmes où le facteur temps, impossible à éliminer, joue un rôle essentiel et annule, par la durée nécessaire des périodes d’expérimentation, la durée de l’expérimentateur lui-même. Aussi l’observation est-elle ici seule en cause.

Coronilla varia
Lupinus polyphyllus
Lotus corniculatus

L’observation nous fait reconnaître des endémiques, c’est-à-dire des espèces dont la distribution géographique est restreinte à un territoire déterminé et souvent exigu, et des épibiotes, c’est-à-dire des espèces qui ont survécu à des associations disparues, et qui se trouvent isolées à l’état de reliques loin de leur aire principale actuelle. C’est par l’examen méticuleux des conditions de milieu, par l’étude serrée des distributions, que nous pouvons apprécier les déviations qu’ont subies les épibiotes, et tenter d’expliquer l’origine des endémiques, soit par l’hypothèse d’une transformation insensible et continue, soit par l’hypothèse d’une évolution largement discontinue, d’une série de mutations brusques.

Précédente ] Index ] Suivante ]

Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne, p. 62, 63.


le mercredi 2 avril 2003 - le jeudi 25 juin 2009
constante mouvance de mes paysages intérieurs


Achat en ligne

Google
 

Flore laurentienne : textes et illustrations :
© Les
Frères des Écoles Chrétiennes, 1935     © Les presses de l'Université de Montréal, 1964, 1995
© gaëtan morin éditeur 2002     Tous droits réservés
chenelière éducation

Photos, notes, recherches ajouts :
© Nichole Ouellette 2001 - 2010     Tous droits réservés
nichole ouellette     Dernière mise à jour 2010-03-09

Flore laurentienne, Organisation sans but lucratif (OSBL), membres du conseil d'administration
Courriel :
info@florelaurentienne.com     Termes et conditions      Audience     Facebook : Nichole Ouellette


encyclopédie du Québec