Recensement des richesses végétales vasculaires naturelles de la vallée du fleuve Saint-Laurent  

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48° 33' 00" N - 058° 40' 00" O, Terre-Neuve-et-Labrador, île de Terre-Neuve, Port au Port Peninsula, route des Ancêtres-Français, formation rocheuse à l'embouchure de la Romaines Brook, le samedi 6 juillet 1996, 960701_16_950.
Nichole Ouellette
présente

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Terre-Neuve et Labrador

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Flore laurentienne
Frère Marie-Victorin (1885-1944)

Dynamisme de la flore laurentienne :
Index ] Point de vue dynamique ] Point de vue dynamique ] Facteurs d'évolution ] Termes discontinus ] Termes discontinus ] Termes continus ] Termes continus ] [ Termes continus ] Termes continus ] Termes continus ] Termes continus ] Facteurs d'élimination ] Facteurs extrinsèques ] Facteurs extrinsèques ] Conclusion ]

ESQUISSE GÉNÉRALE DE LA FLORE LAURENTIENNE.

II. - DYNAMISME DE LA FLORE LAURENTIENNE.

B.  FACTEURS DYNAMIQUES INTRINSÈQUES.

1. FACTEURS D'ÉVOLUTION PROGRESSIVE.

(b) Évolution à termes continus..
(Troisième de six pages ; page 4).

Mais les relations de vicariance chez les plantes herbacées ne sont pas limitées aux plantes maritimes. Une étude détaillée de chacun des groupes de la flore, faite à ce point de vue, montrerait d’une façon saisissante ce léger décalage morphologique, qui est la mesure même de l’amplitude de la micro-évolution en œuvre sur les deux côtés de l’Atlantique, depuis la séparation complète des continents. On peut déceler cette micro-évolution dans tous les groupes importants ; nous nous limiterons ici à quelques exemples tirés des ptéridophytes et des angiospermes :

EUROPE OCCIDENTALE

AMÉRIQUE ORIENTALE

PTÉRIDOPHYTES

Lycopodium clavatum Lycopodium clavatum var. laurentianum

Lycopodium complanatum Lycopodium complanatum var. canadense
Lycopodium flabelliforme

Equisetum hyemale Equisetum hyemale var. affine

Equisetum palustre Equisetum palustre var. americanum

Equisetum sylvaticum Equisetum sylvaticum var. pauciramosum

Isoetes echinospora Isoetes echinospora var. braunii

Botrychium virginianum var. europaeum Botrychium virginianum

Osmunda regalis Osmunda regalis var. spectabilis

Athyrium filix-femina Athyrium filix-femina var. michauxii

Polypodium vulgare Polypodium virginianum

Polystichum braunii Polystichum braunii var. purshii

Pteridium aquilinum Pteridium aquilinum var. latiusculum

Dryopteris spinulosa Dryopteris spinulosa var. americana


Linnaea borealis Linné. 46° 35' 52.8" N - 072° 36' 03.0 O, Mauricie, MRC Les Chenaux, Saint-Narcisse (Municipalité de paroisse), tourbière du Lac-à-la-Tortue, Parc Cœur Nature, le vendredi 18 juin 2010, photo macro Linnaea_borealis_008_800.

ANGIOSPERMES

Circaea x intermedia Circaea x fernaldii

Circaea lutetiana Circaea lutetiana var. canadensis

Linnaea borealis Linnaea borealis var. longiflora

Lonicera caerulea Lonicera villosa

Nuphar luteum Nuphar variegatum

Nuphar luteum x N. pumilum Nuphar x rubrodiscum (N. microphyllum x N. variegatum)

Nuphar pumilum Nuphar microphyllum

Sambucus racemosa Sambucus pubens

Viburnum lantana Viburnum alnifolium

Viburnum opulus Viburnum trilobum

Mais les âges ont marché et le Tertiaire touche à sa fin. Déjà façonnée par les deux grands événements que nous venons d’exposer, enrichie par divers courants de migration, la flore du Québec va maintenant subir la grande épreuve de la glaciation pléistocène.

Sous l’influence de causes diverses : astronomiques, géologiques, météorologiques, causes d’ailleurs entièrement hypothétiques, un refroidissement s’opère dans tout l’hémisphère boréal. Une immense nappe de glace, d’une puissance mécanique extraordinairement intense, s’avance, gagne, envahit tout, couvrant à certains moments deux millions de milles carrés, s’étendant depuis le Labrador jusqu’à l’Alaska, descendant jusqu’au Montana, poussant une pointe avancée dans la vallée du Mississipi et de l’Ohio, et touchant l’Atlantique dans le nord du New Jersey. Cette nappe de glace rayonnait autour de trois centres : un centre labradorien, un centre keewatinien et un centre cordillérien. Seul nous intéresse ici le centre labradorien, situé au cœur de ce que nous appelons l’Ungava, et d’où la glace s’étendit sur tout le Canada oriental.

Carte P. Extension maximum de la glaciation en Amérique.

Durant cette période, dont la durée fut de l’ordre d’un million d’années, la nappe de glace fut soumise à des avances et à des reculs successifs : il y eut des périodes interglaciaires où le climat redevenait tempéré, et où la végétation, chassée vers le sud durant l’avance précédente, reconquérait le pays déglacié. L’avant-dernier retour de la glace sur le Québec, probablement à la période jerseyenne, semble avoir couvert tout le territoire et avoir détruit toute végétation. Puis s’ouvre une dernière période interglaciaire, qui peut avoir duré de 60,000 à 80,000 ans.

De nouveau, à la période Wisconsin, la glace s’avance, mais il ressort de travaux récents que cette dernière glaciation a été plus bénigne, et que nombre de points du Canada oriental n’ont pas été touchés. L’épaisseur de la glace qui recouvrait alors les parties centrales de l’Ungava est inconnue, mais dans le nord-est du Labrador elle était d’environ sept cents mètres. À Terre-Neuve, la nappe ne s’élevait guère au-dessus de trois cent cinquante mètres, ce qui permit à de grandes étendues de hauts plateaux d’échapper aux ravages de la glaciation. Dans le sud-est du Québec, il est également certain que la glace n’a pas dépassé le niveau de huit cents mètres et que la partie supérieure des Chic-Chocs (Shikshoks dans le texte) n’a pas été recouverte. D’autres régions, élevées ou non, semblent avoir été épargnées : Torngats, sommet des Laurentides aux environs de la baie Saint-Paul, Le Bic, plateaux de l’île du Cap-Breton, îles de la Madeleine, peut-être aussi la majeure partie de l’Anticosti-Minganie et la région de Blanc-Sablon (Carte Q).

Carte Q. ― Les nunataks du Canada oriental. Les parties en noir solide indiquent les régions qui sont considérées comme ayant échappé à la glaciation Wisconsin.

Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne, p. 70, 71.


49° 45' 00" N - 055° 00' 00" O, Terre-Neuve-et-Labrador, île de Terre-Neuve, Notre-Dame Bay, à bord du M. V. Iceberg Alley, à partir de Twillingate, le lundi 8 juillet 1996, 960707_09_800.


49° 25' 53.1" N - 057° 59' 2.9" O, Terre-Neuve-et-Labrador, île de Terre-Neuve, Parc national du Canada du Gros-Morne, Tablelands, du sentier d'interprétation, péridotite, le jeudi 11 juillet 1996, 960710_11_800.


51° 428'14.9" N - 056° 52' 13.4" O (coordonnées géographiques (GPS) approximatives), Terre-Neuve-et-Labrador, détroit de Belle-Isle (image satellite et carte), l'Anse-Amour le vendredi 19 juillet 1996, 960718_07_800.

Dynamisme de la flore laurentienne

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