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48° 27' 54.7" N - 067° 14' 01.1" O, Bas-Saint-Laurent, MRC Matapédia, Causapscal, rivière Causapscal, rivière à saumon, site de la corporation de gestion des Rivières Matapédia et Patapédia, secteur Fosse Marais, le samedi 19 août 2006. Photo Causapscal_016_950.
Nichole Ouellette
présente

Esquisse générale

Plan
Introduction
I. ÉQUILIBRE
FACTEURS RÉPARTITION
Physiographie
Physiographie
Physiographie
Physiographie
Climat sud-ouest
Climat chaud-froid
Climat neige
Climat floraisons
Climat automne
Facteur humain
PHYTOGÉOGRAPHIE
Région arctique
Région hudsonienne
Région hudsonienne
Région laurentienne
II. DYNAMISME
Point de vue
Facteurs intrinsèques
Termes discontinus
Termes discontinus
Termes continus
Termes continus
Termes continus
Termes continus
Termes continus
Termes continus
Facteurs d'élimination
Facteurs extrinsèques
Facteurs extrinsèques
Conclusion

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Rivière Matapédia

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Flore laurentienne
Frère Marie-Victorin (1885-1944)


ESQUISSE GÉNÉRALE DE LA FLORE LAURENTIENNE.

I. -ÉQUILIBRE ACTUEL DE LA FLORE LAURENTIENNE.

3. RÉGION LAURENTIENNE

b) Sous-région appalachienne

Région laurentienne, sous-régions, districts et sections
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District gaspésien
(Première de deux pages)

Le district gaspésien, tel que défini ici, s'étend depuis la rivière Matapédia et la rivière Matane, vers l'est, jusqu'au finistère du cap Gaspé. C'est une province phytogéographique très naturelle et d'un extrême intérêt biologique. Sa flore, calcicole dans l'ensemble, est un mélange, une juxtaposition plutôt, d'une flore ancienne, datant probablement de la dernière période interglaciaire, et d'une flore jeune et agressive venue du sud sur les dernières marches de la retraite glaciaire.


48º50'45.0 N - 067º31'35.8 O. Le jeudi 19 septembre 2002, photo 20020919/1a.
Rivière Matane, centre-ville de Matane, Bas-Saint-Laurent.

L'étude de la géologie quaternaire a montré que la Gaspésie est, pour une bonne part, un vaste nunatak. La dernière glaciation, celle de la période Wisconsin, semble n'avoir touché ni les hauts plateaux des Chic-Chocs (Shikshoks dans le texte), ni le massif montagneux de Carleton, sur la baie des Chaleurs. Elle semble aussi n'avoir qu'effleuré le côté nord et les vallées depuis Sainte-Anne-des-Monts jusqu'à la rivière aux Renards, ainsi que les vallées tributaires de la baie des Chaleurs, depuis Percé jusqu'à la rivière Petite-Cascapédia inclusivement, -la grande nappe de glace labradorienne s'étant écoulée par la vallée de la Matapédia dans la baie des Chaleurs.


Baie du Barachois et tour d'observation de la colonie de sternes pierregarin, le 19 juin 1995. Photo 950618/4.
Baie des Chaleurs à Carleton-sur-Mer.

Durant toute la dernière invasion glaciaire, la Gaspésie a donc retenu une partie de la flore qui la couvrait durant la période interglaciaire précédente, flore qui semble avoir été, dans ses grandes lignes, une dépendance ou un prolongement de la flore cordillérienne actuelle. Avec le retour des conditions normales et la poussée d'une flore conquérante venue du sud, les unités spécifiques de la flore ancienne ont été en grande partie éliminées. Il en subsiste néanmoins à notre époque un certain nombre : on les appelle des épibiotes ou des reliques. Le district gaspésien contient plus de deux cents de ces survivants de l'ancienne flore interglaciaire, pratiquement parqués entre la rivière Petite-Cascapédia, Percé, la rivière aux Renards et la rivière Sainte-Anne-des-Monts. Beaucoup d'entre eux ont une aire extrêmement restreinte, et ils sont souvent confinés à une seule falaise, à une seule vallée, parfois même à une seule station de quelques mètres carrés.


Le 23 juin 1995. Photo 950620/18.
Le rocher Percé, à Percé.

Particulièrement importante au point de vue de la flore reliquale interglaciaire est la vaste étendue des Chic-Chocs (Shikshoks dans le texte), chaîne de montagnes se maintenant à l'altitude de 900 à 1300 mètres, et qui forme comme l'épine dorsale de la Gaspésie. Dans cette chaîne, l'étroite vallée de la rivière Sainte-Anne-des-Monts sépare deux massifs célèbres par leurs endémiques et leurs reliques : le mont Jacques-Cartier (Table-top) et le mont Albert.

Le mont Jacques-Cartier est plutôt un groupe de montagnes qu'une montagne unique. Il diffère des autres parties de la chaîne des Chic-Chocs (Shikshoks dans le texte) en ce qu'il est le résultat d'une injection batholithique de granit. Le batholithe est disposé transversalement à la chaîne, sur une étendue de huit ou neuf milles de longueur par cinq de largeur. Toute cette étendue, parsemée de petits lacs et d'étangs, est au-dessus de 1000 mètres, et certains dômes de granit atteignent environ 1300 mètres. Le massif a été bien exploré botaniquement, au moins dans ses parties accessibles. Il renferme l'une des plus importantes florules locales du Québec.


48° 06' 00" N - 066° 22' 00" O, Pierre Desmeules, étudiant en biologie à l'Université Laval, effectue une fouille pour les touristes. Le mardi 20 juin, 1995, photo 950620/4, 740 x 480 pixels.
Site fossilifère du Parc de conservation de Miguasha.

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Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne, p. 39.


le mercredi 24 avril 2002
constante mouvance de mes paysages intérieurs


49° 12' 15.6" N - 066° 10' 52.0" O, chaîne appalachienne des monts Chic-Chocs, Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine, MRC La Haute-Gaspésie, Parc national de la Gaspésie, territoire non organisé Mont-Albert, le dimanche 15 août 2004. Photo Mont_Albert_003_350.

 


49° 01' 27.2" N - 065° 52' 56.3" O, chaîne appalachienne des monts Chic-Chocs, Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine, MRC La Haute-Gaspésie, Parc national de la Gaspésie, territoire non organisé Mont-Albert, ruisseau sur le mont Jacques-Cartier, position GPS prise au camping, le dimanche 15 août 2004, 10 h 34. Photo Mont_Albert_017_350.

 


49° 01' 27.2" N - 065° 52' 56.3" O, chaîne appalachienne des monts Chic-Chocs, Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine, MRC La Haute-Gaspésie, Parc national de la Gaspésie, territoire non organisé Mont-Albert, petit lac près du sommet du mont Jacques-Cartier, position GPS prise au camping, le dimanche 15 août 2004, 13 h 06. Photo Mont_Albert_047_350.


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