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47° 19' 48.7" N - 079° 26' 38.1" O, Abitibi-Témiscamingue, MRC Témiscamingue, Ville-Marie, lac Témiscaminque, marina municipale, soleil couchant, le vendredi 5 août 2005. Photo Ville_Marie_010_950.
Nichole Ouellette
présente

Esquisse générale

Plan
Introduction
I. ÉQUILIBRE
FACTEURS RÉPARTITION
Physiographie
Physiographie
Physiographie
Physiographie
Climat sud-ouest
Climat chaud-froid
Climat neige
Climat floraisons
Climat automne
Facteur humain
PHYTOGÉOGRAPHIE
Région arctique
Région hudsonienne
Région hudsonienne
Région laurentienne
II. DYNAMISME
Point de vue
Facteurs intrinsèques
Termes discontinus
Termes discontinus
Termes continus
Termes continus
Termes continus
Termes continus
Termes continus
Termes continus
Facteurs d'élimination
Facteurs extrinsèques
Facteurs extrinsèques
Conclusion

Flore laurentienne

De Marie-Victorin
L'arbre

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Lac Abitibi (Notes toponymiques)

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Flore laurentienne
Frère Marie-Victorin (1885-1944)


ESQUISSE GÉNÉRALE DE LA FLORE LAURENTIENNE

I. -ÉQUILIBRE ACTUEL DE LA FLORE LAURENTIENNE.

3. RÉGION LAURENTIENNE

a) Sous-région du Bouclier précambrien

Région laurentienne, sous-régions, districts et sections
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District laurentidien

La division de la sous-région du Bouclier précambrien, par le fjord glaciaire de la rivière Saguenay, en district laurentidien et en district saguenayen, est assez artificielle. Elle a surtout pour but d'indiquer l'accentuation rapide du caractère boréal de la flore à mesure que l'on s'avance vers l'est. Cette division peut d'ailleurs se justifier partiellement, si l'on considère que le Saguenay, voie de migration post-pléistocène, marque, approximativement au moins, la limite orientale d'arbres importants comme

Acer saccharum
Pinus resinosa
Ulmus americana


Le mardi 19 juin 2001. Photo 20010618/12.
Fjord glaciaire de la rivière Saguenay, pointe de l'Islet, Tadoussac.


Juillet 1977, diapositive Guy Lapointe, carrousel 16, no 95.
Fjord glaciaire de la rivière Saguenay vue du quai à Sainte-Rose-du-Nord.

L'ouest du district laurentidien renferme une enclave importante : une pénétration de la grande ceinture d'argile (Clay belt). La fin de la grande glaciation fut marquée dans le nord du Canada par des transgressions marines, et par la formation de lacs glaciaires temporaires, peu profonds mais très étendus, dont le plus connu est le lac Ojibway. Ces lacs étaient situés surtout entre le front du glacier en retraite vers le nord, et la ligne de faîte séparant le bassin du Saint-Laurent de celui de la baie d'Hudson. La glace définitivement disparue, ces lacs se vidèrent graduellement dans la baie d'Hudson, laissant des reliquats dans les parties basses de la plaine qu'ils occupaient. Le lac Abitibi, dont la longueur est d'environ soixante milles et qui n'a que quelques pieds de profondeur, est l'un de ces reliquats. Les nombreux lacs, de moindre étendue, mais parfois encore très grands, parsemant toute la région dite de l'Abitibi, sont également des vestiges du grand lac Ojibway. Leurs eaux généralement peu profondes permettent néanmoins l'établissement d'une assez importante navigation. Elles sont laiteuses, chargées de fine argile, et paraissent peu favorables au développement des plantes aquatiques. C'est dans la partie centrale plus profonde du lac Ojibway que se sont déposées les argiles de la grande ceinture.

Cette zone d'argile de l'Abitibi chevauche sur la ligne actuelle de partage des eaux jusque dans la région du lac Témiscamingue, lac qui n'est qu'une fosse tectonique à travers laquelle s'écoule la rivière des Outaouais (l'Ottawa dans le texte). L'enclave représentée dans le Québec par les terres grises de l'Abitibi et du Témiscamingue, n'est d'ailleurs que la portion orientale de la grande ceinture, dont la majeure partie s'étend dans le nord de l'Ontario, et dont la surface totale est estimée à 68,000 milles carrés.


Le mardi 19 juin 2001. Photo 20010618/11.
Pointe de l'Islet, Tadoussac, à l'embouchure du fjord glaciaire de la rivière Saguenay.

Les conditions du climat, et le drainage insuffisant, ont amené durant l'assèchement progressif du lac Ojibway, l'établissement d'une mince couche de tourbe sur l'argile. Sur cette tourbière, vite amenée au stade final, s'est installée une forêt de Picea mariana, dense et extraordinairement homogène. Cette forêt typique a pour éléments accessoires le Populus tremuloides, dont les têtes dépassent la ligne d'épinettes, et des arbustes tels que

Betula pumila
Salix humilis var. keweenawensis
Ledum groenlandicum
Salix pedicellaris var. hypoglauca

Le parterre est le plus souvent sphagnacé, et les éléments secondaires sont :

Aster radula
Rubus acaulis
Smilacina trifolia
Solidago macrophylla

Lorsque l'argile est recouverte par une butte de sable qui s'élève légèrement au-dessus de la plaine environnante, on trouve des formations claires de Pinus divaricata avec ses associés caractéristiques :

Comptonia pereqrina
Lycopodium tristachyum
Solidago puberula

La flore générale de la grande ceinture d'argile manque de caractéristiques positives. À peine peut-on signaler quelques éléments, comme le Mertensia paniculata et le Lonicera hirsuta, qui la distinguent de celle du reste du district laurentidien. Beaucoup plus remarquables sont les substitutions d'espèces, comme le Solidago uliginosa, qui remplace généralement le Solidago canadensis dans l'habitat ordinaire et plutôt sec de ce dernier, et les caractéristiques négatives, comme l'absence totale de groupes importants, et développés ailleurs : Oenothera, Rubus (sous-genre Eubatus), etc.

Tant que la forêt n'est pas abattue, une couche de glace se maintient, même en été, entre l'argile et la tourbe. La forêt une fois coupée, le soleil atteint le sol, et la glace disparaît. L'enclave argileuse de l'Ojibway est une région récemment ouverte à la colonisation. Malgré la haute latitude et la rigueur du climat, elle pourra peut-être devenir une bonne région agricole, à condition que l'agriculture scientifique mette au point certains problèmes particuliers, et que la routine n'empêche pas les adaptations nécessaires.

Une seconde enclave laurentidienne, peu étendue mais théoriquement importante, est constituée par les sommets des Laurentides dans le comté de Charlevoix (environs de Saint-Urbain, etc.). Ces sommets sont, selon toute probabilité, des nunataks, c'est-à-dire qu'ils ont échappé à la dernière glaciation, celle de la période Wisconsin. Encore peu étudié, de district a néanmoins livré des reliques boréales telles que :

Arenaria groenlandica
Carex bigelowii
Carex capitata
Hierochloe alpina
Vaccinium uliginosum var. alpinum

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Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne, p. 33, 35, 36.


le lundi 22 avril 2002
constante mouvance de mes paysages intérieurs


48° 06' 00" N - 069° 44' 00" O, Côte-Nord, MRC La Haute-Côte-Nord, Tadoussac, fjord glaciaire de la rivière Saguenay, en attente du bateau passeur vers Baie Sainte-Catherine, le mardi 7 mars 2006. Photo Rue_du_Bateau_Passeur_003.


48° 41' 17.8" N - 079° 30'.33.8" O, Abitibi-Témiscamingue, MRC Abitibi-Ouest, île Nepawa, Clerval, lac Abitibi, Baie de la presqu'île, le vendredi 5 août 2005. Photo Ile_Nepawa_036_350.


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