Le triangle montréalais des basses terres Champlain, nous l’avons dit, se
prolonge au-delà de la ville de Québec par une bande étroite et plus ou moins
interrompue, courant de chaque côté du fleuve. C’est la section des terrasses du
bas Saint-Laurent. Sur la rive nord, cette bande se termine brusquement au cap
Tourmente ; plus bas, il n’y a plus que des encoignures dans les anses du massif
précambrien (Baie-Saint-Paul, La Malbaie, Saint-Siméon, etc.).
Octobre 1976, diapositive Guy Lapointe, carrousel nº13.078.
Au sud du Saint-Laurent, la bande de terrasses est plus importante, s’élargit parfois sur
plusieurs milles et se prolonge jusqu’à l’entrée de la
Gaspésie.
Vue sur les montagnes de Charlevoix de la rive sud du fleuve Saint-Laurent, à L'Anse-à-Gilles.
La flore naturelle de ces terres de bordure, comparée à celle du
triangle montréalais, a
un caractère plus boréal ; elle est moins riche en espèces, mais elle possède en
somme les mêmes caractéristiques. Dans cette section, de nombreuses
tourbières
se sont formées dans des dépressions parallèles au Saint-Laurent (Saint-Charles-de-Bellechasse,
Rivière-Ouelle,
Rivière-du-Loup, Cacouna,
Saint-Fabien, etc.), le long
d’anciennes rivières que la tourbe a aujourd’hui comblées.